Google Maps conserve un historique de localisation, comme de nombreuses autres données liées aux activités des utilisateurs. En plus d’être utile à ceux qui souhaitent garder une trace de leurs déplacements, l’historique de navigation permet également à Google de faire des recommandations personnalisées sur la base de ces informations. Mais celles-ci sont également exploitées de manière quasi systématique par la Police dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Google stocke l’historique de localisation des utilisateurs dans une immense base de données baptisée Sensorvault. Les données conservées remontent à plus d’une décennie et concernent des centaines de millions d’appareils dans le monde selon un rapport du New York Times. Le site explique comment la Police y a souvent recours pour résoudre des crimes.



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Aux États unis comme en France, la Police peut dans certains cas accéder aux données contenues dans les Smartphones sur autorisation de la justice. En l’absence du consentement du suspect, les forces de l’ordre peuvent recourir à la collaboration des marques ou des fournisseurs de systèmes comme Google, Apple et Microsoft. Parfois, ces entreprises opposent une résistance, ce qui peut amener les enquêteurs à se servir de moyens techniques spéciaux pour accéder aux données pouvant être utiles à l’avancement de l’enquête.

Le New York Times cite un exemple précis dans lequel un homme a été arrêté à tort. Les données de localisation sur son compte Google indiquaient qu’il était sur le lieu du crime au moment de la fusillade. Mais la suite des investigations a orienté les enquêteurs dans une autre direction qui a mené à la découverte du véritable auteur. Sans aucune autre preuve solide, ces données peuvent donc conduire à des condamnations erronées.

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D’après Google, l’historique de localisation offre plusieurs avantages tels que « des cartes personnalisées, des recommandations basées sur les lieux que vous visitez, une aide pour localiser votre téléphone en cas de vol ou de perte, des mises à jour du trafic en temps réel, etc. ». Mais selon toute vraisemblance, la Police accède régulièrement à ces données et parfois à l’insu des utilisateurs.

Pour rappel, ceux qui le souhaitent peuvent supprimer l’historique de navigation de Google Maps, voire désactiver l’option de suivi de localisation. Mais il se pourrait que cela ne soit pas suffisant puisque d’après une enquête de l’Associated Press publiée il y a un peu moins d’un an, Google conserve une trace de la localisation des utilisateurs, même lorsque l’historique est désactivé.

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