Les membres du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot), réunis en Assemblée générale ce lundi 12 mars au Chu Sylvanus Olympio à Lomé, ont annoncé une grève ‘sèche’ à partir de ce mardi, et ce, pour quatre jours, dans toutes les structures sanitaires du Togo.

Au cours de cette grève, tous les services resteront fermés y compris ceux des urgences, d’hospitalisations et les morgues. Toutefois, les services de réanimation, de l’hémodialyse  et le Centre national de transfusion sanguine resteront opérationnels.

Les motifs de cette nouvelle grève dans le secteur de la santé sont de deux ordres. Le premier concerne l’exigence de la libération de deux étudiants de la faculté de médecine et le Professeur David Ihou-Wateba, 1er Vice-Doyen de ladite fac, tous placés en garde à vue au Service de renseignement et de d’investigation (Sri) de la Gendarmerie nationale dans une affaire de trafic de notes. Le second concerne l’exigence de la satisfaction complète de la plateforme revendicative  portée par cette organisation syndicale en ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail des praticiens hospitaliers.

‘Cette mobilisation dénote de l’engagement du personnel en ce qui concerne les problèmes du secteur de la santé que nous évoquons. Aussi bien les revendications en cours et l’arrestation des étudiants et enseignants de la faculté de médecine. La décision de l’AG est claire. Nous allons observer à partir de demain une grève sèche’, a déclaré Dr Gilbert Tsolenyanou, Secrétaire général adjoint du Synphot.

La Rédaction