Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, s’est inquiété de l’impact sur le trafic du canal de Suez, l’un des piliers de l’économie du pays, de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.
« Nous avons souffert ces deux dernières années, depuis le 7 octobre 2023 » et depuis « n’avons jamais retrouvé le niveau précédent de trafic maritime dans le canal de Suez », avec pour effet « de grandes pertes financières », a déploré le chef de l’Etat.
Les revenus du canal ont plongé de 60% entre 2023 et 2024, avec une perte estimée à sept milliards de dollars (5,9 milliards d’euros).

Ces revenus alimentent une grande partie du budget de l’Etat, derrière les envois d’argent des Egyptiens à l’étranger et le tourisme.
Le trafic avait commencé à reprendre ces derniers mois: entre juillet et octobre 2025, l’Autorité du Canal de Suez (ASC) a recensé 4.405 navires pour un total de 185 millions de tonnes, en hausse comparé à la même période en 2024 (4.332 navires pour un total de 167,6 millions de tonnes).
Les chiffres pour 2025 n’ont pas encore été communiqués.
L’ASC s’était félicitée en novembre dernier de négociations avec Maersk et CMA CGM en vue de leur retour sur cette route, par laquelle transitait environ 12% du commerce maritime mondial.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont fermé samedi le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié, estimant que cette voie était dangereuse en raison des attaques américaines et israéliennes.