La junte a ensuite nommé ce proche de M. Embalo comme président de la transition pour une durée prévue d’un an. Elle a fixé au 6 décembre 2026 la date des élections présidentielle et législatives censées marquer le retour du pouvoir aux civils, selon un décret rendu public mercredi.
Le général Horta, la soixantaine, était jusqu’ici brigadier-général. Selon le décret publié jeudi, il est « élevé au grade de général de division », avec désormais quatre étoiles contre deux auparavant.

Cette nomination fait suite à une proposition du gouvernement qui l’a soumise aux chefs militaires qui l’ont validée, selon ce texte.
La Guinée-Bissau, pays lusophone côtier d’Afrique de l’Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait, avant le coup d’État du 26 novembre, déjà connu quatre coups d’État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974.
Les militaires affirment avoir pris le pouvoir en novembre pour « éviter un bain de sang entre les partisans des candidats rivaux » aux élections.
Le camp du président sortant Umaro Sissoco Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa revendiquaient tous deux la victoire au moment de la prise du pouvoir par les militaires.
M. Dias a depuis trouvé refuge à l’ambassade du Nigeria, qui lui a accordé l’asile, tandis que M. Embalo a fui le pays.
L’instabilité et la pauvreté y ont favorisé l’implantation de narcotrafiquants qui utilisent ce territoire comme zone de transit de la cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. Des responsables militaires de ce pays ouest-africain ont souvent été cités dans ce trafic ces dernières années.