Guinée : l’OIF dément avoir retiré son soutien au processus électoral

L’OIF, par l’intermédiaire de son envoyé spécial en Guinée, a démenti avoir retiré son soutien au processus électoral qui aura lieu le 1er mars prochain.

Au même moment, la CEDEAO a rendu public un communiqué dans lequel il confie avoir annulé l’envoi d’une délégation de haut niveau, prévue ce vendredi chez le président guinéen.

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La délégation de la CEDEAO était constituée de quatre chefs d’État notamment le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Ghanéen Nana Akufo Ado, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice de l’organisation régionale.

L’argument avancé par la CEDEAO est celui d’un agenda chargé.

« Les relations entre les présidents nigérien et guinéen sont tendues, Mahamadou Issoufou étant le chantre du respect de la Constitution, il n’approuve pas le possible troisième mandat d’Alpha Condé », précise un cadre de la présidence au Niger contacté par Jeune Afrique.

« L’OIF n’a jamais annoncé le retrait de son soutien au processus électoral », a confié à Jeune Afrique, Tieman Coulibaly, l’envoyé spécial de l’OIF en Guinée.

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« L’organisation a juste fait des recommandations et demandé que, sur les 2 490 664 électeurs qui posent problème, qu’un consensus soit trouvé entre les différents camps, l’opposition, la majorité présidentielle ainsi que les autres acteurs électoraux, la Ceni et la société civile. Malheureusement, le contexte est tel que l’on ne peut pas échapper à des interprétations de part et d’autre », regrette le diplomate.

Rappelons que le dimanche 1er mars prochain, les Guinéens sont appelés aux urnes pour deux votes : les législatives, d’une part, et le référendum sur la nouvelle Constitution de l’autre.

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