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Haïti : démission du gouvernement, un nouveau Premier ministre nommé

Le président haïtien a précisé que le changement visait à s’attaquer au problème aigu de l’insécurité dans le pays en crise. Dernier exemple en date : l’enlèvement de 12 personnes dont 7 religieux, dimanche 11 avril 2021. Pas un jour ne se passe sans que des actes de criminalités plus ou moins spectaculaires ne soient rapportés dans le pays.


« La démission du gouvernement, que j’ai acceptée, permettra d’adresser le problème criant de l’insécurité et poursuivre les discussions en vue de dégager le consensus nécessaire à la stabilité politique et institutionnelle de notre pays », a tweeté M. Moïse.

En mars, le pouvoir avait décrété l’état d’urgence dans certains quartiers de la capitale afin de « restaurer l’autorité de l’État » dans des zones contrôlées par des gangs.

Le nouveau Premier ministre nommé est Claude Joseph, l’actuel ministre des Affaires étrangères, a indiqué le président haïtien. Il remplace le Premier ministre Joseph Jouthe, qui est aussi le président du Conseil supérieur de la Police nationale et qui s’est révélé incapable, en un peu plus d’un an à la tête du gouvernement, de faire face à cette recrudescence de l’insécurité.

Jovenel Moïse, objet d’une forte vague de contestation de la part de l’opposition politique et d’une bonne partie de la population haïtienne, qui exigent son départ, en est à son sixième Premier ministre nommé en quatre ans de gouvernance.

Le président Jovenel Moïse estime que son mandat prendra fin le 7 février 2022, alors que pour l’opposition et une partie de la société civile, celui-ci s’est achevé le 7 février 2021. Ce désaccord tient au fait que M. Moïse avait été élu à l’issue d’un scrutin annulé pour fraudes, puis réélu un an plus tard.

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