C’est une découverte pleine de promesses qui vient d’être faite avec l’hydrogène, une des sources d’énergie alternatives les plus prometteuses bien que dangereuse, qui occupe une place importante dans l’industrie.
Des chercheurs de Deakin ont réussi à résoudre le problème de stockage de ce composé grâce au nitrure de bore (composé chimique, résultat d’une réaction chimique entre le bore et l’azote, utilisé en tant que lubrifiant dans les cosmétiques, les ciments dentaires et les peintures grâce à sa résistance aux produits chimiques et à la chaleur).
Réalisant l’expérience avec un mélange de gaz (alcyne, oléfine et paraffine), selon les chercheurs, il est possible de faire absorber un seul type de gaz par la poudre. Dans tous les cas, ce stockage à l’état solide permet le transport des gaz de manière sécurisée à température ambiante. Si besoin est, ces gaz peuvent ensuite être libérés en chauffant simplement sous vide la poudre qui les a absorbés. Une fois l’extraction du gaz terminée, la poudre peut par ailleurs être réutilisée (elle ne perd que 2 % de sa capacité d’absorption à chaque utilisation), ce qui est économiquement avantageux.
Une méthode plus pratique et moins énergivore que les conteneurs à haute pression (700 bars) ou l’ultra-refroidissement (-252,87°C) utilisés actuellement pour le stockage de l’hydrogène et qui simplifierait énormément le transport de ce carburant sous forme gazeuse ou liquide.
