Israël veut expulser des dizaines de milliers de migrants africains

Le compte à rebours est désormais lancé. Et le retour dans leur pays d’origine ou la prison se profilent à l’horizon. Pour des dizaines de milliers de migrants africains en situation irrégulière en Israël, le mot d’ordre est clair.

Le programme lancé par le gouvernement israélien, ce mercredi 3 janvier 2018, leur donne jusqu’à fin mars pour quitter Israël. S’ils refusent, ils seront incarcérés pour une durée indéterminée.

Le programme est orchestré par l’Autorité israélienne de la population et de l’immigration, rattachée au ministère de l’intérieur. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s’est félicité mercredi de sa mise en œuvre, destinée à « faire partir les migrants entrés illégalement » et qu’il appelle aussi les « infiltrés ». Le terme désignait dans les années 1950 les Palestiniens qui entraient en Israël pour commettre des attentats.

Les 38 000 migrants concernés, principalement soudanais ou érythréens, sont entrés en Israël via le Sinaï égyptien, entre 2007 et 2012. Vivant majoritairement dans le sud de Tel-Aviv, ils sont tenus responsables par les résidents de la hausse de la délinquance.

Avec LeMonde

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