Le Sénat italien a voté le jeudi 30 juillet la levée de l’immunité parlementaire de Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), ouvrant la voie à son renvoi en justice dans une affaire de migrants bloqués en mer alors qu’il était au gouvernement.
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Ce vote survient en pleine recrudescence des traversées de migrants en Méditerranée. Ils sont des centaines à débarquer chaque jour sur les côtes des îles italiennes de Lampedusa et de la Sicile, à bord de petites embarcations, ou à être secourus en mer par des navires humanitaires et des garde-côtes.
Salvini est accusé par le tribunal de Palerme, en Sicile, de séquestration de personnes pour avoir refusé en août 2019, en sa qualité de ministre de l’Intérieur, d’autoriser le débarquement de plus de 80 migrants à bord du navire humanitaire Open Arms, bloqué au large de la Sicile.
L’obstacle de l’immunité levé, Matteo Salvini, 47 ans, encourt jusqu’à 15 années de prison dans cette affaire si la procédure judiciaire va à son terme.

« Je suis fier d’avoir défendu l’Italie et je le referais », a réagi à chaud Salvini. « Si quelqu’un pense me faire peur avec un procès à visée politique, il se trompe », avait-il lancé un peu plus tôt à la Chambre.
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Une commission du Sénat s’était exprimée en mai contre la levée de l’immunité dans cette affaire mais le Sénat, en plénière, l’avait déjà levée en février dans un autre dossier pour lequel il sera jugé le 3 octobre.
Dans cette procédure, il lui est reproché d’avoir bloqué en juillet 2019 durant plusieurs jours 116 migrants à bord du Gregoretti, un navire des garde-côtes.