La journée internationale de la bière est une célébration qui a lieu dans le monde entier chaque premier vendredi d’août. Une fête créée en 2007 par un groupe d’amis de Santa Cruz en Californie avec à leur tête Jesse Avshalomov. L’initiative a eu lieu pour la première fois le 5 août 2008 et a gagné 23 pays et 138 villes en 2011. Au départ locale, la journée de la bière est devenue internationale.
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Au niveau du classement mondial, les Tchèques et les Allemands sont les premiers avec respectivement 144 et 107 litres, suivis des Irlandais (81), des Belges (72) et des Britanniques (68). La France vient à la 26e place sur 28 pour la consommation de bière dans l’Union européenne. Blonde, rousse ou brune, douce ou amère, la bière est la boisson rafraîchissante par excellence. La genèse de la bière remonte à 4 000 avant J.-C, mais c’est au moyen Âge que les moines explorent différentes techniques de fabrication et découvrent les vertus conservatrices du houblon. Si cette boisson se déguste avec plaisir, elle ne doit pas faire oublier que « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ».
- Une boisson aux vertus digestives.
La bière est obtenue par fermentation d’un malt préparé à partir de 90 % d’eau et d’orge. D’autres céréales — froment, seigle, avoine, blé, riz, maïs… — peuvent être ajoutées, ce qui la rend riche en fibres et en glucides complexes. Son amertume et ses arômes sont apportés par le houblon. Cette plante, un conservateur naturel, a aussi des vertus apaisantes et digestives. Une levure, saccharomyces cerevisiae, est utilisée pour transformer les sucres (glucides) en alcool et en gaz carbonique. À l’origine de la fermentation alcoolique, cette dernière fournit des vitamines du groupe B, utiles à la dégradation des graisses et au renouvellement cellulaire. La bière apporte aussi des oligo-éléments (sélénium, zinc, cuivre, fer, etc.), des acides aminés et des polyphénols. Toutefois, la prudence s’impose en cas de sensibilité au gluten : les bières peuvent en contenir. Elles ne sont pas exemptes non plus de pesticides. Attention à leur teneur en alcool… même pour les « sans alcool ».
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- Et attention aussi aux bières aromatisées
Le professeur Michel Raynaud, Psychiatre et addictologue, fondateur du portail Addict’Aide rappelle que l’ »On peut devenir dépendant à la bière comme à n’importe quelle autre boisson alcoolisée rappelle. À partir de deux à trois verres de 25 cl par jour, on commence à rentrer dans les consommations à risque. Or, la majorité des dangers avec l’alcool survient alors que l’on n’est pas dépendant mais consommateur excessif. Le problème est qu’il y a de plus en plus de canettes d’un demi-litre fortement dosées comme celles à 8,3° d’alcool, voire à 13°. De plus, pour attirer les jeunes et les femmes, de nouvelles bières aromatisées sont mises sur le marché. Les sucres sont rajoutés de manière délibérée pour que le consommateur ne perçoive plus l’alcool contenu. Résultat, la consommation augmente et un buveur sur dix deviendra dépendant ».
