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Kenya : une solution médicale au goût de fraise, pour éradiquer la tuberculose chez l’enfant

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En vue de lutter contre la tuberculose infantile, un fléau qui sévit depuis des années au Kenya, une solution médicale composée d’une dose soluble unique, au goût de fraise a été mise sur pied.

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Conçue, pour faciliter le dépistage de la tuberculose chez les enfants, elle a déjà prouvé son efficacité ; « Pour détecter le bacille de la tuberculose, on prélève et on analyse les expectorations. Or, vous ne pouvez pas demander à un enfant, notamment un bébé, d’expectorer.

En outre, les enfants sont souvent malades. Chez un bébé qui aurait de la fièvre, il est par exemple difficile de distinguer une tuberculose d’une grippe. » Explique Evelyne Kibuchi, responsable au Kenya de l’ONG Stop TB, basée à Nairobi.

Cette solution permet également, aux enfants de bénéficier d’un traitement particulier en leur évitant d’utiliser les mêmes médicaments prescrits aux adultes, dont l’utilisation se révèle souvent difficile.

Selon Enos Masini, conseiller du bureau de l’OMS au Kenya pour la tuberculose, longtemps, on a prescrit aux enfants le même traitement qu’aux adultes, soit, pour une tuberculose classique, plusieurs pilules différentes à avaler chaque jour. Pour pouvoir les administrer aux petits, « les parents devaient les couper, les écraser, prélever eux-mêmes la bonne dose puis la dissoudre dans de l’eau. C’était difficile à faire, et le goût était très amer, donc les enfants détestaient cela », a-t-il souligné.

Il s’agit bien, d’une innovation dans le domaine médical qui fait du Kenya, le premier pays au monde à avoir déployé un tel traitement.

« Au Kenya, nous sommes disposés à essayer de nouvelles choses rapidement et nous avions les compétences techniques nécessaires. Nous ne l’avons pas fait pour être les premiers, mais pour que les enfants kényans soient soignés », explique Enos Masini, l’ex-directeur du programme national de lutte contre la tuberculose (NLTP), diplômé en chirurgie et en santé publique.

En dépit des difficultés qu’occasionne le diagnostic, le nouveau dispositif a été expérimenté avec succès et les résultats sont satisfaisants.

« Nous avons traité près de 20 000 enfants depuis 2016, mais pour avoir des mesures précises de ce succès, il faut attendre cinq ans », explique Enos Masini.

Ce projet a été réalisé par l’ONG TB Alliance et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), financé par Unitaid et l’Agence américaine de développement (USAID).

Au Kenya, le programme national de lutte contre la tuberculose obtient le financement de l’État (environ 40 %) et des bailleurs de fonds (60 %).



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