La Corée du Nord a un nouveau chef de l’État

La Corée du Nord a un nouveau chef de l’État, Choe Ryong-hae, a annoncé vendredi la presse officielle.

La nouvelle n’a sans doute qu’une portée limitée dans la mesure où cette fonction est largement cérémonielle, la réalité du pouvoir restant plus que jamais aux mains de Kim Jong-un, l’héritier de la dynastie qui règne sans partage sur la République populaire démocratique de Corée depuis sa fondation au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

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Choe Ryong-hae est un « prince rouge », le fils d’un ancien compagnon d’armes de Kim Il-sung, le fondateur du régime. Il est donc très proche de la famille régnante des Kim, ce qui ne l’a pas empêché, au cours de sa longue carrière, de connaître une purge et d’être envoyé en « rééducation ».

Choe Ryong-hae est ensuite devenu l’un des bras droits du dirigeant actuel Kim Jong-un. L’année dernière, il a été frappé de sanctions par les États-Unis, qui l’accusent de violations des droits humains. Son rôle de chef d’État sera essentiellement honorifique : son prédécesseur, Kim Yong-nam, a représenté son pays lors de visites diplomatiques à l’étranger pendant vingt ans.

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La Corée du Nord a aussi annoncé qu’elle remplaçait son Premier ministre. Enfin, plusieurs hauts responsables impliqués dans les récentes négociations avec les États-Unis ont été élus au sein de la toute-puissante Commission des affaires de l’État.

Ces remaniements semblent indiquer que Kim Jong-un continue de renforcer son pouvoir en interne. Un « dirigeant suprême » qui, cette semaine, a lancé un appel pour davantage d’autosuffisance en réponse aux sanctions internationales.

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