La machine à blanchir bientôt grippéeLe secteur de l’assurance et de la réassurance semble être un terreau fertile pour le blanchiment de capitaux. Au Togo, une réglementation en la matière est en vigueur depuis 2008, mais les différents acteurs n’en ont cure.

Une journée de sensibilisation de la Cellule nationale de traitement des informations financières du Togo (Centif) sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme a été organisée, ce jeudi 30 mars à Lomé, à l’endroit des courtiers, auditeurs internes et chargés de conformité dans des firmes d’assurance et de réassurance présentes au Togo.

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Le stratagème est rodé. Les criminels avec leurs sous, obtenus à partir de viles activités, achètent des produits d’assurances et qu’ils reviennent ensuite revendre ou retirer pour ainsi les blanchir.

Il s’est agi d’attirer l’attention de ces professionnels sur ces deux fléaux qui sapent les efforts de développement de la sous-région et le rôle qui leur incombe pour en arriver à bout. Aussi, la séance a été l’occasion pour sensibiliser sur l’importance de la mise en place de cellule de conformité et de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au sein de ces firmes, organe qui devra être la corroie de transmission entre leurs compagnies et la Centif.

Pour Aquitême Bignossi Tchaa, président de la Centif, il s’agit d’amener ces assureurs à reconnaître les différentes typologies, les différents indicateurs de ces criminels qui doivent inciter les services d’assurances à déclarer un dépôt suspect.

La Rédaction