La vie est belle : pourquoi ce classique de Noël a-t-il inquiété le FBI ?

Le plus iconique des feel good movies, lors de sa sortie en salles n’a pas été au goût de tous.

Une humanité suspecte

George Bailey, le héros de cette fable qui dénonce l’avidité des promoteurs, aide les plus pauvres à acquérir des logements. Le conte est si pétri de générosité et de foi dans le genre humain (et le rêve américain) qu’il fut suspecté par le FBI de… visées communistes !

Ames Stewart, sanctifié par hollywood

« De tous les rôles à interpréter, je crois que le plus difficile est celui d’un brave type qui ne sait pas qu’il en est un. » Pour Capra, qui l’avait dirigé deux fois, James Stewart, qui venait d’être démobilisé, avait ce talent. L’acteur campe avec un charisme lumineux George Bailey, la bonté faite homme. Et se joue de toute mièvrerie, avec une gaucherie dégingandée irrésistible. L’émotion et la grâce sont avec lui. L’acteur y gagna ses galons de superstar.

Un accueil mitigé

Lorsque le film sort, en 1946, certaines critiques sont assassines. Qu’importe. Pour Frank Capra, c’est son meilleur film : « Il n’était pas destiné à des critiques blasés ni à des intellectuels languissants… C’est un film qui disait, à ceux qui, avaient perdu le goût de vivre, qu’aucun homme n’est un raté. » Depuis, La vie est belle s’est imposé comme le plus iconique des feel good movies, et est diffusé chaque année pour Thanksgiving et Noël.

Avec Télé 7jours

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