Le Canada perd la trace de 35000 étrangers qui auraient dû être expulsés

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L’agence canadienne des services frontaliers a perdu la trace de 35 000 étrangers qui auraient dû être expulsés et 15 000 autres, localisés, sont en attente d’expulsion depuis des années. C’est le constat d’un rapport d’audit du Parlement, rendu public le mercredi 8 juillet. Ces étrangers sont essentiellement des demandeurs d’asile déboutés, mais pas seulement.

La loi est pourtant claire : l’agence des services frontaliers du Canada doit renvoyer, dès que possible, tous les étrangers interdits de territoire et visés par une mesure de renvoi exécutoire. Or, cela n’a clairement pas été le cas, tranche la vérificatrice générale du Canada.

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L’audit met en cause une piètre qualité des données, une gestion des cas déficiente, l’absence d’enquêtes sur les personnes recherchées et un gros problème d’échange d’informations entre l’agence des services frontaliers et le ministère de l’Immigration.

Par exemple, le renvoi d’environ un demandeur d’asile sur cinq a été retardé, simplement parce qu’un agent n’avait pas été saisi du dossier.

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Des constatations qui font mal et qui sont importantes, puisque le gouvernement canadien a déployé des efforts financiers importants au cours des dix dernières années dans ce domaine, et qu’expulser rapidement par exemple les criminels permet, entre autres, de préserver la sécurité publique.

Avec RFI

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