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Le côté inconnu de l’affaire Pogba : dépenses excessives et assauts avec des hommes cagoulés ; les nouvelles données troublantes sur l’enquête

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Mathias Pogba a passé sa première nuit en prison, accusé d’avoir participé à un étrange chantage à son jeune frère et champion du monde avec la France, Paul. De nouvelles données troublantes sur l’enquête sur ce fait ont été diffusées ce dimanche 18 septembre par la presse locale.

Mathias, 32 ans, et les quatre autres accusés, tous amis d’enfance de Roissy-en-Brie du clan Pogba, ont nié devant le juge leur participation à l’extorsion et à l’enlèvement du joueur de la Juventus, à qui ils auraient réclamé 13 millions, et ont assuré qu’ils avaient agi sous la pression d’un autre groupe, dont ils ne pouvaient pas donner de détails.

Cette ligne de défense, qui est la même que celle déjà rendue publique par Mathias, repose sur de mystérieuses attaques violentes que tous les accusés ont prouvé souffrir ces derniers mois, bien que sans les avoir signalées aux autorités à l’époque.

Parmi eux, une agression perpétrée en juillet dernier par des hommes armés cagoulés contre trois des suspects (Mathias Pogba inclus). Le même mois, le véhicule d’un autre des accusés, identifié comme Mamadou, a été incendié.

L’incident le plus grave signalé par l’un de ses suspects (identifié comme K.) a été un coup de feu qui lui a touché la main lors d’une agression par un groupe de quatre hommes. Cette allégation a été vérifiée par les autorités, puisqu’il a été démontré que l’accusé se trouvait dans un hôpital parisien pour soigner la blessure.

Parmi les soupçons les plus graves qui pèsent sur le groupe d’amis, celui de l’enlèvement avec une arme, pour laquelle Mathias n’a pas été incriminé, tous ressortent.

Le 19 juin, lors d’un rassemblement de l’équipe nationale française, Paul est allé rendre visite à ses amis d’enfance qui l’ont emmené dans un appartement de Lagny-sur-Marne. Là, où Mathias n’était pas présent, mais où les amis maintenant accusés étaient présents, des hommes cagoulés armés de fusils d’assaut ont fait irruption en exigeant les 13 millions en échange de services de protection.

Les accusés ont dit au juge qu’ils avaient été forcés de mettre Paul dans cette situation violente. Cependant, le joueur de la Juve a précisé aux enquêteurs que ses proches lui avaient déjà reproché cette nuit-là « de les avoir laissés de côté ». « J’avais peur », a avoué le Français international, qui a été détenu jusqu’à 4 heures du matin.

Précisément, les intérêts suspects des amis d’enfance de Paul ont été en quelque sorte exposés. Après cet événement, le joueur tente d’effectuer un transfert de 11 millions, mais sa banque le bloque. Le milieu de terrain allègue avoir transféré 100 000 euros à un autre des accusés aujourd’hui, B. (frère de K.), ce que dément le prévenu.

Quelques jours après l’enlèvement, les proches de Paul se sont présentés au magasin Adidas sur les Champs-Elysées et ont dépensé jusqu’à 47 000 euros en équipements sportifs qu’ils ont facturés au crédit que les médias ont avec cette marque de sport. Cependant, ce crédit a une limite de 30 000 euros. Paul a décidé de payer les 17 000 restants.

Plus tard et soi-disant aidé par Mathias, le groupe de parents a fait pression et harcelé pendant des mois à la fois l’international français et son environnement (sa mère Yeo Moriba et sa représentante, la Brésilienne Rafaela Pimenta).

Alors que l’enquête est en cours depuis des semaines, le frère de Paul a décidé de rendre publique une vidéo bizarre à la fin du mois d’août, lorsqu’il a parlé de « révélations surprenantes » sur le milieu de terrain de la Juve et sur Kylian Mbappé.

Mathias a déclaré que son frère avait engagé un sorcier pour jeter un mauvais œil sur l’attaquant du PSG et collègue de sélection, un point nié par l’ancien footballeur de Manchester United.

Avec Marca

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