Le FAIEJ démystifie l’entrepreneuriat et les plans d’affaires aux populations à la base

Vue partielle des participants au cours de la formation à Wli (Préfecture de Zio)

À Wli, localité de la préfecture de Zio et précisément dans la contrée de Kouaxoé, (située à 12km du village frontalier de Noépé), les populations sont essentiellement cultivatrices de riz. Des entrepreneurs, ancrés dans l’informel et éprouvant des difficultés pour le développement de leurs activités par manque d’accès au financement. Avec pour conséquences, des surfaces cultivées faibles et les récoltes décevantes.

Afin de permettre à ces riziculteurs de mieux structurer leurs idées pour en faire des entreprises pérennes et rentables, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) initie à leur endroit une série de formations. Soixante (60) producteurs identifiés au cours d’une séance de sensibilisation préalable tenue dans la localité le 17 mars dernier, y participent.

Comme quoi, le FAIEJ, dans sa mission d’accompagnement cible, bien au-delà des jeunes, pour atteindre les populations à la base, même des hameaux reculés. Débutée ce mardi 27 mars, elle s’étalera jusqu’en mai 2018. Les participants seront amenés à identifier les besoins, structurer leurs idées d’entreprises et en faire des plans d’affaires finançables.

Méthode, cible, formation…

Pour la plupart des habitants de cette localité, avoir été à l’école ou encore avoir fait des études supérieures est un luxe qu’ils n’ont pas pu s’offrir plus tôt. Réalité que comprend le FAIEJ en n’organisant pas cette formation à l’image de celles en cours sur toute l’étendue du territoire depuis ce lundi pour les autres types de cibles. Pour ce faire, c’est l’outil de formation FoDA (Formation en développement d’affaires) qui est utilisé pour inculquer les notions à ces populations.

Les participants seront amenés à travers ces 13 jours d’ateliers pratiques à se familiariser avec les concepts clés liés à l’entrepreneuriat et la création d’entreprise.

Pendant 5 jours, du 27 au 31 mars, une première phase dénommée “FoDA 1″ leur permettra d’identifier, à travers des activités pratiques sur le terrain, leurs idées d’entreprises et les modalités y afférant, comme ” les financements, les équipements à utiliser, où les trouver, leurs coûts, les fournisseurs”, a expliqué l’un des quatre (4) facilitateurs FoDA, Benito ATIKLE. Elle sera suivie d’une période de deux (2) semaines dédiée à la collecte des données par les participants.

Une deuxième phase dénommée “FoDA 2” se déroulera du 16 au 21 avril. Occasion pour eux de formuler et saisir les plans d’affaires avec l’aide des Opérateurs de saisie qui seront mis à leur disposition, avant de passer à l’étape de finalisation des plans d’affaires les 3 et 4 mai prochains. Elle se soldera par la présentation des plans d’affaires au FAIEJ qui en fonction de la pertinence, sélectionnera 35 projets qui seront financés.

L’espoir dans l’air

Cette formation est porteuse d’espoir pour les participants, à en croire Klutse Yao, producteur de riz de la localité qui aspire restructurer, mieux organiser et étendre sa production de riz actuelle. “Les surfaces que je cultive maintenant sont restreintes. Avec 500.000 francs, je pourrai élargir les parcelles, les traiter, acquérir les herbicides et engrais puis la main d’œuvre pour améliorer la productivité. J’attends à la fin de cette formation que le plan d’affaires que je soumettrai sera retenu pour bénéficier du financement”, a-t-il confié.

Notons que cette formation rentre dans le cadre des multiples formations qu’organise le FAIEJ afin de permettre à terme, l’éclosion de jeunes entrepreneurs dynamiques qui porteront le développement du Togo par la création de valeur ajoutée et d’emploi.

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