Le financement des chaînes de valeur, l’avenir de l’agriculture togolaise

M. Vincent Akoue, expert en chaînes de valeur agricoles
M. Vincent Akoue, expert en chaînes de valeur agricoles

L’économie togolaise repose essentiellement sur l’agriculture. Elle contribue pour 40% du PIB à la croissance économique du pays. Mais à contrario, les institutions bancaires qui devraient financer les secteurs porteurs du développement ne financent qu’à moins de 1% ce secteur. Or, si les banques finançaient ce secteur, elle pourrait dépasser les 50% de contribution à la croissance.

Face à cette situation, il importe de trouver des solutions innovantes pour rassurer les banques à investir dans le secteur. C’est ce qui justifie la tenue depuis ce mercredi 19 avril 2016 à Lomé, d’un atelier national d’échanges avec les cadres des banques et institutions de microfinance sur le financement des chaînes de valeur agricoles lancé ce mardi 18 avril à la présidence de la République.

Il est conduit par le Programme d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP). L’objectif pour ce dernier est de vanter les mérites des chaînes de valeur agricoles afin d’inciter les institutions financières à financer le secteur.

En effet, les chaînes de valeur représentent l’ensemble des acteurs à chaque niveau qui entrent dans la production agricole du début jusqu’à la fin. Ainsi, si chaque acteur est clairement identifié et son rôle assuré, cela confère une garantie aux institutions financières qui pourraient aisément investir dans le secteur en s’assurant de la rentabilité de leur financement.

Photo de famille
Photo de famille

Plusieurs enseignements ont découlé de ces 3 jours d’activités, déclare M. Vincent Akoue, expert en chaînes de valeur agricoles. D’abord, que les institutions financières voient l’agriculture comme du business rentable comme certains secteurs dans lesquels elles s’engagent.

Ainsi, l’agriculture est composée d’un ensemble de maillons ou chaînes de valeur. Au rang de celles-ci, on peut citer les producteurs d’intrants, d’engrais, les cultivateurs, les transformateurs entre autres. Il faut donc s’assurer de la qualité des produits et prestations au niveau de chaque acteur pour permettre un meilleur rendement et renforcer la place de l’agriculture comme pôle de développement du pays, a-t-il ajouté

Près d’une quarantaine de participants venus de toutes les régions du pays, des institutions financières et des projets et fonds étatiques (FAIEJ, PRADEB, FNFI, PNPER) ont participé à cet atelier qui représente de part ses résolutions, l’avenir de l’agriculture et du développement du pays.

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