Expo Mobile Labo


Pour le jeune physicien, Fabien Dodzi Aglago, les recherches de laboratoires sont comparables à des idées d’entreprises. Et leur matérialisation est la seule manière pour le chercheur de contribuer au développement.

 « Nous constatons qu’il y a beaucoup de résultats de recherches. Mais, quand il s’agit de quitter les laboratoires pour aller sur le marché, il y a une vallée que l’on nomme ‘’Vallée de la mort’’ », explique M. Aglago. Et c’est dans cette vallée qui absorbe plusieurs scientifiques, que  meurent la plupart des idées, sans aller sur le terrain de la concrétisation.



Pour y remédier, le promoteur de la start-up Mobile Labo, propose 4 pistes de solution

  1. Résoudre des problèmes

La première piste de solution que propose le physicien, est que le résultat de la recherche résolve les besoins du marché ou de la société. Il s’agit de l’utilité de la recherche « afin qu’un monsieur Koffi qui se trouve dans un village quelque part puisse aussi en tirer bénéfice.»

  1. Croire au résultat

Avoir la foi dans son résultat de recherche est d’une importance capitale, selon M. Aglago pour éviter aux idées et résultats issus des laboratoires de recherche, de tomber dans les oubliettes. ‘’Il ne suffit pas de présenter les résultats de la recherche pour avoir un diplôme ou des points et après se trouver un emploi dans une entreprise puis oublier la recherche ainsi que tout le temps qui a été passé au laboratoire’’, explique-t-il.

  1. Collaborer ou s’approcher des cabinets spécialisés en entrepreneuriat

La réalisation des idées passe aussi par les cabinets spécialisés dans l’entrepreneuriat. « Aujourd’hui, lors de ma présentation, j’ai donné les exemples du FAIEJ, du PRADEB et de l’INNOV’UP entre autres dans notre pays ». Ces structures qui accompagnent les porteurs d’idées dans la mise en œuvre de leurs idées permettent de structurer l’idée d’entreprise et l’aideront dans la formalisation.

  1. Chercher le financement.

C’est la dernière étape pour atteindre le but ; quitter de l’idée pour aller sur le marché. En effet, après avoir collaboré avec ces cabinets spécialisés dans l’entrepreneuriat, on débouche sur la rédaction d’un plan d’affaires. Et c’est avec ce plan d’affaires qu’on peut aller en quête du financement soit chez les banques.

Mais, rappelle-t-il, le financement pour commencer la mise en application de sa recherche peut ne pas toujours provenir des banques ou des institutions financières. Mais, des sources de financement alternatif sont envisageables. Il peut s’agir soit des économies, de la famille, mais aussi de « (…) la participation à des concours ou à des compétitions comme ce fut le cas pour nous », nous explique le lauréat de l’édition 2016 du challenge Startupper de l’année par Total au Togo.