Dans la journée du 27 décembre 2025, le parquet de Paris a ouvert une enquête après les accusations de vol d’uranium portées par un groupe français contre le Niger.
D’après diverses sources concordantes, le groupe Orano, spécialisée dans les combustibles nucléaires, a déposé une plainte après la disparition d’un stock d’uranium sur un site près d’Arlit, au Niger.
Une enquête a lors été ouverte pour « vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère« .

En effet, depuis plusieurs années, Orano exploitait le site près d’Arlit, via sa filiale Somaïr. L’entreprise a ensuite reçu un véritable coup dur en juin 2025, quand le site a finalement été nationalisé par le Niger.
Depuis, Orano affirme que 1300 tonnes de concentré d’uranium que Somaïr avait extraites ont disparu. Au total, l’entreprise regrette une perte monumentale de 250 millions d’euros, soit près de 164 milliards de Fcfa.
Suite aux accusations, le Ministre des Mines au Niger, Ousmane Abarachi, est monté au créneau, réagissant ouvertement sur la situation, sans manquer de situer les faits.
Selon lui, « on ne peut pas voler ce que l’on possède légitimement ». Le Niger n’aurait donc que d’après le Ministre des Mines, repris ce qui le revenait de droit.
« On ne peut pas accuser un Etat de vol pour avoir exercé son droit souverain. L’usage du terme ‘vol’ n’est pas neutre. Employer une telle qualification cr!minalise systématiquement un Etat souverain« , a-t-il ajouté.
De son côté, en réponse aux accusations de vol portées par le groupe Orano, le Niger accuse le groupe français d’avoir laissé 58 milliards de Fcfa de dettes d’impayés, d’avoir été inéquitable concernant l’exploitation de l’uranium et de ne pas avoir assez investi dans la dépollution de ses sites miniers, mettant en danger la population.