Dans un discours devant les volontaires de l’association italienne des donneurs d’organes, samedi 13 avril, le pape a défendu le don d’organes, à condition qu’il soit totalement gratuit, lit-on sur la-croix.com

« Il est beau, pour les disciples de Jésus, d’offrir ses organes, dans les termes consentis par la loi et par la morale, parce qu’il s’agit d’un don au Seigneur souffrant, qui a dit que tout ce que nous avons fait à un frère dans le besoin, c’est à Lui que nous l’avons fait. »



Un plaidoyer pour le don d’organes

Le pape y voit des « expériences profondément humaines et chargées d’amour et d’altruisme ».

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« De notre mort et de notre don peuvent surgir la vie et la santé des autres malades et souffrants, en contribuant à renforcer une culture de l’aide, du don, de l’espérance et de la vie », a-t-il insisté, en se référant à ses prédécesseurs et notamment Jean-Paul II. « La société a besoin de ces gestes concrets de solidarité et d’amour généreux, pour faire comprendre que la vie est sacrée », a aussi souligné François.

Le pape a également rappelé la position de l’Église catholique sur le don d’organes, spécifiée dans le catéchisme : « La donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité. » (n. 2296)

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Mise en garde contre la marchandisation du corps

Toutefois, il a vivement mis en garde, assurant qu’il est fondamental que le don d’organes demeure « comme don gratuit et non rétribué ». « En effet, toute forme de marchandisation du corps ou d’une de ses parties est contraire à la dignité humaine, a affirmé le pape François.

Dans le don de sang ou d’un organe du corps, il est nécessaire de respecter la perspective éthique et religieuse. » Les non-croyants doivent ainsi pouvoir vivre ce don « sur la base d’un idéal de solidarité humaine désintéressée » et les croyants comme une « offrande ».