Pour la première fois depuis janvier 2018, le bitcoin est repassé au-dessus de la barre des 19 000 dollars. Alors qu’elle s’échangeait à la fin octobre à 14 000 dollars, ce mardi 1er décembre, la plus populaire des crypto-monnaies a gagné 3% pour s’afficher à 19 832 dollars. En pleine incertitude dans les élections américaines, cette hausse emporte avec elle les paliers psychologiques.
La course au bitcoin
Revenue à un niveau jamais enregistré depuis 2017, la monnaie créée par Satoshi Nakamoto n’en est pas encore et de loin à son record à 20 000 dollars. Nous n’avons pas d’explication précise quant à cette nouvelle hausse, hormis les annonces de Paypal. En effet, la société a fait part de la possibilité d’acquérir des bitcoins sur sa plateforme, ainsi que de faire des achats et des ventes via cette monnaie.
Katie Stockton, analyste technique, avait présenté la barre des 14 000 dollars comme un palier de résistance, au-delà duquel plus rien ne pourrait empêcher le bitcoin d’atteindre les 20 000 dollars. Ce palier a été atteint le 4 novembre. Avec une valeur d’échange de 15 000 dollars dès le lendemain, la tendance semblait dès le début confirmer les prédictions de l’analyste.
Les marchés boursiers
Le bitcoin, autrefois décrié par les acteurs des marchés boursiers, arrive aujourd’hui sur le devant de la scène. L’actualité montre qu’il tend à s’imposer comme une valeur refuge à ne pas négliger. Nous en voulons pour preuve l’investissement en avril de cette année par Paul Tudor Jones, investisseur de Wall Street, de 1% de ses actifs en contrat à terme sur la reine des crypto-monnaies. Cette semaine, c’est Stanley Druckenmiller qui a déclaré détenir des bitcoins, apportant encore un peu plus de crédibilité à cette valeur refuge numérique.
Katie Stockton explique ce nouvel engouement par un besoin de diversification. De plus, la tendance haussière de cet actif crée un intérêt, plaçant le bitcoin en valeur refuge avec un potentiel en forte augmentation. Dans le même temps, cette hausse fait craindre aux investisseurs une erreur stratégique en loupant un palier décisif.
Les monnaies sont vendues par les mineurs en dehors des marchés. Les gros acheteurs négocient les prix sur des volumes conséquents, à des valeurs inférieures à ce que les particuliers peuvent prétendre sur les places boursières.
