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« Le système de vote du Ballon d’Or est obsolète » : une nouvelle voix s’élève contre le sacre de Messi

Le septième ballon d’Or de Lionel Messi continue de faire parler. Et même si certains sont toujours furieux pour cette victoire de la Pulga, il y en a qui se résignent peu à peu de l’issue des votes, même s’ils sont pour une refonte totale d’un système qui ne plébiscite plus le mérite sportif.

En effet, Pierre Ménès n’est pas choqué par le Ballon d’Or France Football offert à Lionel Messi, il y a une semaine. C’est pourquoi le journaliste sur son site Pierrot le foot, rappelle que l’Argentin « est le seul des joueurs concernés qui a gagné une grande compétition la (Copa América) puisque Benzema n’a rien gagné, Mbappé a gagné la Coupe de France, Lewandowski a gagné le championnat, et que Jorginho, vainqueur de la Ligue des champions puis de l’Euro, ne fait pas rêver les gosses ».

Cependant, l’ancien consultant de Canal+ comprend les grosses polémiques qui ont accompagné le sacre de « La Pulga », pointant du doigt le vote en lui-même : « Ça m’a saoulé. Tout m’a saoulé. La campagne de presse des Allemands, des Italiens, celle des Espagnols et des Français pour Benzema. Finalement, le seul qui n’a pas eu de campagne de presse, c’est Messi et c’est lui qui a gagné. Le système de vote est obsolète. Que le vote anglais ait autant de poids que celui du mec des Îles Caïmans, footballistiquement, ça n’a pas de sens. Je pense qu’il faut une refonte totale du mode de vote parce que je m’aperçois que le seul moment où ce Ballon d’Or n’était pas autant contesté, c’est lorsque c’était un collège de journalistes européens qui votait ».

Pour rappel, Pierre Ménès est un ancien rédacteur à L’Equipe, un journal qui est rattaché à France Football. C’est dire qu’il est bien placé pour savoir que le Ballon d’Or avait gagné ses lettres de noblesse, dans les années 60 et 70, en sollicitant un comité restreint de journalistes européens. Et si on prend en compte seulement le choix des journalistes des nations UEFA, c’est Robert Lewandowski qui est premier, non pas devant Messi, mais devant… Jorginho.

Cependant, à partir de 2007 France Football a basculé sur un jury mondial, sollicitant des journalistes aux quatre coins du globe qui n’ont pas forcément respecté la tradition de la récompense. Pire, de 2010 à 2015, le média français a dénaturé son Ballon d’Or en fusionnant avec le titre de Joueur Fifa de l’année, laissant également le soin aux capitaines nationaux et aux sélectionneurs de voter. Du grand n’importe quoi selon beaucoup de monde qui exige de plus en plus une réforme du système.