Le Togo se prépare pour la Convention de Minamata sur le Mercure

Jost Dittkrist
Jost Dittkrist

Un mois après l’autorisation accordée par les parlementaires togolais pour la ratification de la Convention de Minamata sur le Mercure, un atelier de lancement national et de formation des acteurs aux inventaires nationaux de mercure, s’est ouvert ce mardi 22 novembre à Lomé. Il est initié par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR).

Cet atelier, qui prend fin ce mercredi, veut donner l’opportunité aux représentants des institutions en charge des questions d’environnement et de santé, de découvrir et de prendre conscience des dangers liés à la manipulation du mercure et des produits ou équipements contenant du mercure.

En effet, le mercure est un métal toxique pour l’organisme humain même à faible concentration et est l’un des dix (10) produits chimiques extrêmement préoccupant pour la santé publique, selon l’OMS. Il se libère naturellement dans l’environnement par l’activité volcanique et l’érosion des roches, mais cette concentration de mercure est largement faible par rapport à la quantité de mercure libérée par l’activité humaine.

Il s’agit donc à travers cette rencontre, d’informer et former les acteurs aux inventaires nationaux de mercure, de permettre l’adoption des politiques et la prise de décisions stratégiques dans le sens de la Convention, et établir des priorités quant aux zones nécessitants de futures interventions.

Le ministre togolais en charge de l’Environnement, André Johnson, dans son discours d’ouverture, n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’importance de l’accès des populations à un environnement sain, exempt de produits chimiques et toxiques dont le mercure.

Photo de famille
Photo de famille

«Grâce au développement et à l’amélioration des capacités techniques, juridiques et institutionnels au niveau national, les risques potentiels de contamination provenant de l’utilisation du mercure et des produits contenant du mercure seront minimisés », a-t-il dit.

Jost Dittkrist, formateur, venu de l’UNITAR, cette Convention de Minamata est un traité mondial destiné à protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets négatifs du mercure.

Rappelons que la Convention de Minamata sur la Mercure a été officiellement adoptée et ouverte aux signatures à la conférence des plénipotentiaires qui s’est tenue du 09 au 11 octobre 2013 à Kumamoto au Japon.

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