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Les jeunes Italiens témoignent : « Je sous-estimais le problème, puis j’ai compris combien j’ai été stupide »

Dans les rues, la police est déployée en nombre pour s’assurer notamment qu’il n’y a pas de rassemblement, que les passants ou les personnes promenant leur chien ou faisant de l’exercice dehors, comme c’est autorisé en Italie, restent à distance réglementaire d’un mètre.

Claudia, lycéenne romaine de 18 ans, fait partie de ces jeunes Italiens acceptant désormais les restrictions sans difficulté particulière. Mais « sincèrement, au début, je ne me rendais pas compte, je sous-estimais le problème mais quand le gouvernement a pris ces mesures, j’ai paniqué, j’ai compris combien j’ai été stupide », admet-elle volontairement.

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Face à “une situation très restrictive où tu te sens privée de tout”, Claudia s’est organisée avec ses enseignants : les cours du lycée, mais aussi ses leçons de danse se déroulent via Skype.

Luka, un étudiant de 19 ans, a vécu une expérience similaire : « Au début, j’étais assez tranquille, ma seule préoccupation était de ne pas contaminer ma grand-mère, mais maintenant ça semble plus grave, je suis plus inquiet, surtout quand je pense à combien de temps tout cela peut durer ».

Il respecte aussi les consignes du gouvernement même s’il se pose des questions : « Hier, je suis sorti seulement pour acheter un livre pour l’université, aujourd’hui zéro sortie. Mais je me demande quel est le sens de tout cela. Moi, je reste à la maison, mais ma mère travaille avec 30 personnes, puis va faire la queue au supermarché, puis rentre à la maison. Pour moi, cela n’a aucun sens ». Et de reconnaître : “Peut-être que je sortirai voir un ami, mais j’ai peur des contrôles de police, je ne sais pas comment je pourrais expliquer ma présence dans la rue.”

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Selon le Laboratorio Adolescenza, une association qui mène des recherches sur les jeunes, 86% des adolescents ayant répondu à un questionnaire en ligne estiment que les consignes édictées par le gouvernement sont justifiées.



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