Une conférence internationale sur les mutilations génitales féminines (MGF), regroupant des représentants de 33 pays d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, se déroule depuis lundi à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, sous l’égide de l’Union africaine (UA).

Placée sous le thème « Galvaniser les actions politiques en faveur de l’élimination des MGF », cette rencontre à laquelle participent des épouses de chefs d’Etat devrait permettre d’atteindre l’éradication du fléau en 2030.
Les 33 pays se sont engagés à éliminer les mutilations génitales féminines d’ici 2030 au cours de cette conférence.

Parmi ces nations, 22 se trouvent sur le continent africain.
Plus de 200 millions de femmes et de petites filles ont été victimes des mutilations génitales féminines dans trente pays du monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
Il faut »galvaniser les politiques budgétaires, mobiliser les ressources et responsabiliser les partenaires dans la lutte pour l’élimination des MGF », explique la ministre guinéenne de l’action sociale, Mariam Diaby.
Combattre les croyances sur le terrain
Dans les 33 pays participant à la conférence, la lutte contre la pratique des mutilations génitales se heurte aux croyances sociales et religieuses.
Au-delà des actions régaliennes, il y a nécessité de renforcer la sensibilisation sur le terrain, estime Nafissatou Diop, coordinatrice d’un programme des Nations unies contre les mutilations génitales féminines.
»Le changement doit venir des communautés elles-mêmes, de leur volonté d’accorder plus de respect à la fille et à la femme », a-t-elle souligné.