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Libération de Gbagbo et Blé Goudé : des victimes crient leur mécontentement

Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale de la Haye, le 15 janvier 2019. © Peter Dejong/Pool via REUTERS/File Photo

Après la liberté conditionnelle accordée à l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son aide de camp, Charles Blé Goudé, depuis le 1er février, des victimes, mécontentes de cette issue, ont organisé une marche de protestation le dimanche dernier.

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Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale de la Haye, le 15 janvier 2019.
© Peter Dejong/Pool via REUTERS/File Photo

Pour la plupart, vêtues en rouge, ces victimes, qui ont subi des préjudices moral et physique pendant la crise postélectorale, ont marché de la mairie de la commune d’Abobo jusqu’au rond-point du Banco pour dénoncer ce qu’ils qualifient de ‘2e crime’.

« C’est sur cette place que les femmes ont été massacrées le 3 mars 2011. Cette place est donc symbolique pour les victimes », a justifié Diaby Issiaka, président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire (Cvci), l’initiateur de cette manifestation.

Pour lui, « Cette décision, tout comme celle de l’acquittement, est une insulte à la mémoire des 3 000 morts de la crise post-électorale, née de la volonté de Laurent Gbagbo de confisquer le pouvoir par tous les moyens, y compris les commissions de crimes, après sa défaite dans les urnes lors de l’élection présidentielle de 2010 ».

Diaby Issiaka, très remonté, a, en outre, indiqué qu’avec ces deux décisions, à savoir l’acquittement et la libération sous conditions, « la Cpi agit en faveur uniquement des deux accusés, au détriment des droits fondamentaux des victimes ».

Il a rassuré les personnes mobilisées au rond-point du Banco quant à la responsabilité de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé dans la crise post-électorale : « Même si la Chambre de première instance 1 de la Cpi les a acquittés, cela ne signifie pas qu’ils sont innocents et surtout qu’ils n’ont rien fait ».  Avant de soutenir que les victimes et leurs familles refusent que leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation soit sacrifié par « une juridiction internationale incapable d’agir conformément à ses fondamentaux »

Le président du Cvci a, par ailleurs,  déclaré que la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, « dont les responsabilités sont totales dans les crimes commis durant  la crise postélectorale 2010-2011 est une prime à l’impunité ».



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