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«Luanda Leaks» : les comptes bancaires d’Isabel dos Santos gelés au Portugal

La «princesse de Luanda» est dans une délicate posture. A la demande des autorités angolaises, la justice portugaise a ordonné le gel des comptes bancaires détenus au Portugal par la milliardaire Isabel dos Santos, fille de l’ex-président José Eduardo dos Santos.


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Le parquet de ce pays d’Afrique australe accuse celle qui dirigeait une kyrielle de sociétés de fraude, détournement de fonds et blanchiment d’argent quand elle était à la tête du géant pétrolier Sonangol, sous la présidence de son père (1979-2017).

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Après le gel de ses avoirs dans son pays, le procureur général de la République angolaise, Helder Pitta Gros, s’était rendu fin janvier à Lisbonne pour solliciter l’aide du ministère public portugais.

La justice angolaise avait mis la pression sur Lisbonne en précisant qu’elle soupçonnait la milliardaire angolaise d’avoir investi au Portugal des fonds détournés illégalement.

Figure de proue des investissements angolais réalisés au Portugal, qui se sont accélérés à la faveur de la crise traversée en 2011 par ce pays fragile de la zone euro, la femme d’affaires de 46 ans et son entourage avaient alors pris des participations dans plusieurs grandes sociétés portugaises. Depuis que le scandale a éclaté, elle a commencé à vendre ses parts.

Isabel dos Santos avait été mise en cause le 19 janvier par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ)* qui a conclu qu’elle avait « siphonné l’économie angolaise » et accumulé de manière frauduleuse une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros).

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Elle rejette les accusations portées à son encontre, affirmant qu’elle est la victime d’une chasse aux sorcières.

*Les « Luanda Leaks » ont pu voir le jour grâce à une fuite de données orchestrée par un ou des anonymes depuis la société de gestion financière d’Isabel dos Santos basée au Portugal, « probablement issues d’un piratage informatique », selon Le Monde. Les 36 médias internationaux membres du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715 000 documents.

Avec Le Parisien

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