Vue partielle des participants


La corruption ou le cancer des finances nationales est aujourd’hui un véritable obstacle à la bonne gouvernance et au développement harmonieux des pays. Conscient de ses conséquences sur les économies en général et sur celles des pays en développement en particulier, le Togo a ratifié les instruments internationaux sur la lutte contre la corruption.

C’est pour sensibiliser les professionnels de médias, que la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (Haplucia) a organisé ce vendredi 1er février 2019 à Lomé, un atelier de sensibilisation à l’endroit des médias publics et privés.



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Plus de 50 professionnels de médias ont été outillés sur la participation citoyenne à la lutte à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Les organisateurs entendent par-là, créer un cadre d’échanges en vue de discuter de la problématique de la corruption dans les médias au Togo.

Des communications ont meublé cette journée. Il s’agit entre autres Communications de la découverte du protocole de la CEDEAO et des conventions des Nations-Unies et de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ; la répression des actes de corruption et des infractions assimilées dans le nouveau code pénal togolais ; le cadre législatif et institutionnel de l’exercice de la liberté de presse et de la communication et le droit d’accès à l’information et à la documentation publique.

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Il s’agit en premier lieu de la Convention des Nations Unies contre la Corruption signée le 9 décembre 2003 à Mérida (Mexique), un texte à portée universelle que le Togo a ratifié le 18 mai 2005. Les organisations continentales et régionales, notamment en Afrique ont anticipé le défi collectif contre la corruption. Ayant compris que la réussite de leur programme de développement et d’intégration économique dépend étroitement du respect des exigences de transparence et de bonne gouvernance, elles ont mis en place leur propre instrument anti-corruption. Ainsi en est-il de l’Union Africaine qui a adopté une Convention sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption au profit de ses membres, le 11 juillet 2003 à Maputo (Mozambique). Le gouvernement togolais a ratifié le 4 mai 2009 ce texte de l’Union Africaine.

Table d’honneur

Quant au protocole de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la Lutte contre la Corruption, ratifié par notre pays à la même date, il a été mis en chantier à Dakar (Sénégal) le 21 décembre 2001.

L’édition et la vulgarisation de ces instruments internationaux contre la corruption répondent à un besoin pressant du public togolais qui s’intéresse au problème de la corruption sans savoir par quel bout l’appréhender.

Quant à la ‘Répression des actes de corruption, d’infractions assimilées et autres infractions connexes’, elle reprend les articles du nouveau code pénal qui traitent de la corruption et des infractions assimilées, ainsi que d’autres dispositions du même code qui répriment tout comportement qui porte atteinte à l’économie en général et à la gestion des deniers publics en particulier. Elle répond au souci de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées de mettre à la disposition de la population un outil lui permettant d’avoir une meilleure connaissance du phénomène de la corruption sous ses différentes formes et du dispositif de répression mis en place à travers le nouveau code pénal.

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Il est à rappeler que la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) est la matérialisation de la volonté politique du gouvernement de combattre ce fléau qu’est la corruption, et ce, par l’adoption de la loi n°2015-006 du 28 juillet 2015 qui autorise sa création.

Cette même loi stipule en son article 1er que la HAPLUCIA est une institution administrative indépendante, chargée de promouvoir et de renforcer la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées dans les administrations, les établissements publics, les entreprises privées et les organismes non étatiques.

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Cette mission se décline en quatre (4) principaux axes dont la prévention des actes de corruption par des activités de sensibilisation, d’information, d’éducation et de vulgarisation de textes ainsi que la promotion d’un système de gouvernance qui prévient les conflits d’intérêts et l’enrichissement illicite ; la répression à travers la collecte et le traitement des plaintes et dénonciations des faits de corruption ; la protection des dénonciateurs et le respect du principe de la présomption d’innocence ; la coopération avec les institutions internationales et autorités homologues, la facilitation de l’entraide judicaire portant sur les actes de corruption ou d’infractions assimilées et les actions concertées avec les organismes étatiques, le secteur privé et les organisations de la société civile qui luttent contre la corruption.