Lutte contre le racisme dans le football : ce que propose Samuel Eto’o

Le racisme fait toujours rage dans le monde du football. Dans de nombreux pays d’Europe dont l’Italie, l’Angleterre ou encore la France, les footballeurs de couleur, les Noirs en l’occurrence, sont encore victimes de toutes sortes d’actes racistes. Cris de singe, jets de projectiles, insultes publiques… Bref. La liste est bien longue.

Ces derniers temps, des joueurs comme l’international Anglais d’origine jamaïcaine Raheem Sterling, le Franco-congolais Blaise Matuidi, et même les Ivoiriens Wilfried Zaha et Franck Kessié, ont fait l’objet d’injures discriminatoires.

Lire aussi Séduction : les cristaux de menthol, nouvelle astuce en vogue des jeunes femmes

Vu l’ampleur du phénomène, la FIFA a décidé de sévir. L’instance mondiale a institué un nouveau règlement qui stipule que les matches arrêtés pour cause d’actes racistes, seront désormais donnés perdus sur tapis vert.

La défaite sera bien entendue infligée à l’équipe dont les supporteurs auront adopté des comportements considérés comme discriminatoires.

Mais au-delà de cette proposition de la FIFA, Samuel Eto’o, grand ambassadeur du football mondial, a proposé ses propres solutions.

Lire aussi Un migrant africain révèle comment il a fait fortune en France en deux ans à peine

Quand un joueur noir veut sortir du terrain lorsqu’il subit les actes racistes, il faut que les autres joueurs de couleur sortent également pour lui manifester leur soutien. On ne touche pas à l’argent des gens. Si les télés ou les entreprises investisseuses perdent de l’argent à cause de cela, elles mettront la pression sur les instances, la FIFA, l’UEFA, et vous verrez que beaucoup de choses vont changer, a déclaré l’ex-international camerounais sur la chaîne Canal+sport.

Dans ses années fastes, à Barcelone, l’ancien buteur n’a pas été épargné par des actes xénophobes. En 2006, lors d’un match de championnat d’Espagne entre le Barça et le Real Saragosse, il a été hué et insulté à plusieurs reprises. Dépité, il a voulu alors sortir du terrain et rentrer dans les vestiaires.

Lire aussi  Togo : voici la date de l’Aïd al-Adha (Tabaski) selon des astronomes tunisiens

Mais son entraîneur, Franck Rijkaard, l’a finalement convaincu de rester sur la pelouse et de continuer à jouer. Cet incident, Eto’o affirme le garder encore en mémoire aujourd’hui. Il n’y a plus qu’à espérer que le racisme cesse de gangrener le football qui dit-il, n’est qu’un jeu.

Avec Abidjanshow

Plus d'articles
France : un prêtre octogénaire mis en examen pour le viol présumé d’une fillette de 8 ans en 1998