À l’occasion de l’Aïd, toutes les forces en présence avaient accepté la demande de l’ONU de déposer les armes pour deux jours. Aucune opération militaire n’aurait dû avoir lieu dans la banlieue de Tripoli jusqu’à ce lundi, à 15 heures. Contre toute attente, l’arrêt des combats n’aura finalement duré que 24 heures. La trêve humanitaire négociée par l’ONU a été brisée.

Des tirs de roquettes non identifiés ont visé l’aéroport Mitiga, une ancienne plateforme militaire utilisée pour le trafic civil en remplacement de l’aéroport international de Tripoli, fermé depuis 2014. Pour l’heure, la source des attaques de dimanche reste inconnue. Les belligérants se sont accusés mutuellement d’en être l’auteur.



Lire aussi : Sénégal : l’augmentation du prix du ciment suscite des indignations

Cet aéroport est le seul encore fonctionnel dans la banlieue Est de la capitale libyenne. Sa fermeture a été annoncée via Facebook par sa direction, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Mitiga est situé dans une zone sous contrôle du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par les Nations unies. Leurs troupes freinent encore celles du maréchal Khalifa Haftar. L’autoproclamée armée nationale libyenne des forces du maréchal a lancé une offensive sur Tripoli il y a quatre mois. Mitiga est fréquemment visé par des tirs.

Lire aussi : Femmes, choisissez entre votre belle poitrine et la santé de votre bébé