Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné vendredi 5 juillet le raid aérien qui a fait une cinquantaine de morts au début de la semaine dans un centre libyen de détention pour migrants, près de la capitale Tripoli, et a réclamé l’instauration d’un cessez-le-feu.
Près de 1 000 personnes, dont des dizaines de migrants, ont été tuées en trois mois de combats entre camps rivaux près de Tripoli.

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“Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties de procéder d’urgence à une désescalade et de s’engager dans un cessez-le-feu”, affirme un communiqué du Conseil de sécurité négocié mercredi, au lendemain du massacre.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 1 000 personnes ont été tuées et plus de 5 000 blessées dans les violences aux portes de Tripoli.

Les combats au sol et les raids aériens dans cette bataille ont par ailleurs poussé, selon l’ONU, plus de 100 000 personnes à la fuite, dans un pays miné depuis 2011 par des luttes de pouvoir et livré à des milices qui font la loi.

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Le Conseil de sécurité s’inquiète en outre de la détérioration de la situation humanitaire en Libye et réclame aux États membres de l’ONU “de ne pas intervenir dans le conflit et de ne pas prendre de mesures qui l’aggravent”.

L’ONU et les ONG rappellent aussi régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, où ils se retrouvent placés “en détention arbitraire” ou à la merci de milices.

Avec france24