M. Kwassi José Symenouh, Président de l’A.G.E.T. (Association des Grandes Entreprises du Togo)

Le Patron des ‘Grands Patrons’ du Togo est l’invité de ce numéro de l’Avis d’un Expert. Il fait son diagnostic sur le problème ‘’formation-compétence professionnelle’’ des jeunes togolais et propose une approche de solution à ces derniers.

M. Kwassi José Symenouh, Président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (A.G.E.T.), membre du Conseil National du Patronat (CNP) du Togo, membre de l’Assemblée Consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) et Président de la Commission Climat des Affaires, Président de la Cour d’Arbitrage du Togo (CATO), Directeur Général de NSIA ASSURANCES Togo, primé Meilleur Manager 2013 par l’Institut MANU-FRAN. C.E.  et Président de l’Institut Supérieur du Droit et d’Interprétariat (ISDI) est l’invité de L-FRII, l’Avis d’un Expert, Septembre 2014.

 

L-FRII : Bonjour Président, quelle appréciation portez-vous sur le niveau de compétence professionnelle des étudiants qui sortent de nos écoles supérieures et universités au Togo ?

M. José Symenouh : ‘’C’est une appréciation très mitigée. Pour globaliser, je dirai sur dix (10) qui sortent, il y a peut-être deux (02) qui sont bons. C’est regrettable. Pourtant, les deux (02) qui sont bons, ont reçu la même formation et dans la même école que  les huit (08) autres. Ce n’est pas la formation qui est le problème.

Prenons mon exemple, j’ai été formé à l’Université du Bénin (NDLR : ancienne dénomination de l’Université de Lomé) de 1979 à 1983 où j’ai obtenu ma Maîtrise en Droit des Affaires. Quand je suis parti en France pour ma spécialisation en troisième cycle, j’ai compris qu’on avait reçu une formation solide. Nous avons obtenu les meilleures notes et fait l’étonnement des Français qui pensaient qu’on avait fait tout notre cursus chez eux. Nous venions que de ce petit Togo.’’

 

L-FRII : Que faut-il faire, vu ce constat regrettable ?

M. José Symenouh : ‘’ C’est une question de conscience et de sensibilisation ! Pourquoi sur dix (10), uniquement deux (02) sont bons ? Nul n’a la science infuse. Je pense qu’il faudrait que chacun puisse se rendre compte de l’importance de la rigueur, du sérieux et du travail bien fait ! C’est cela, qu’il faut inculquer à nos étudiants. IL FAUT BANNIR LA FACILITE ! IL N’Y A PAS DE MIRACLE !

Quand nous en arriverons là, tous les dix (10) seront meilleurs.

Prenons l’exemple du Programme Excellence Jeunes (PEJ) de Didier Acouétey (NDLR : Didier Acouétey est Président d’AfricSearch, lire son interview accordée à  L-FRII sur ce lien : ICI.), les jeunes togolais sélectionnés pour aller étudier en Afrique du Sud sont restés les meilleurs. Pourtant c’est un cursus en anglais.

Il faut qu’il y ait une locomotive. Ceux qui ont réussi doivent non seulement transmettre le savoir mais aussi sensibiliser et toucher le cœur et l’intelligence des jeunes pour qu’ils sachent qu’il n’y a rien de gratuit. Le TRAVAIL ! Le TRAVAIL encore rien que le TRAVAIL !’’

L-FRII : Merci Président.

Pap Jo

 

Plus d'articles
L’Angola explore l’espace avec son premier satellite Angosat 1