Les autorités maliennes ont décidé d’ouvrir une enquête sur une affaire de 20 000 jeunes filles nigérianes, vendues à des réseaux de prostitution dans le sud du Mali.

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Selon l’agence nigériane chargée de la lutte contre le trafic des êtres humains (Naptip), de nombreuses filles, environ 20 000 travaillent dans des hôtels, des boîtes de nuit, des discothèques et des maisons closes après avoir été vendues à des réseaux de prostitution.



Arinze Osakwe, membre de l’Agence a expliqué à CNN que ces filles avaient été piégées par des trafiquants, qui leur avaient fait croire qu’elles travailleraient dans des grands restaurants en Malaisie.

Le Comité national de lutte contre la traite des personnes, une structure du ministère de la Justice, va donc effectuer une « mission d’enquête » afin de faire la lumière sur le sort de ces prostituées.

Cette enquête devra permettre à Bamako de savoir si les filles sont empêchées de retourner dans leur pays et déterminer leur nombre exact jugé «exagéré ».

“On ne peut pas nier qu’il y ait ce phénomène et que ce phénomène prenne de l’ampleur, mais on n’a pas de chiffres à donner par rapport à ça. Maintenant, je trouve le chiffre de 20 000 exagéré », a déclaré Boubacar Touré, président du Comité national.

Chaque année, des milliers de Nigérians sont victimes de la traite des êtres humains en envoyées à l’étranger, notamment en Europe. 97% de ces victimes sont des femmes et 77% sont victimes d’un trafic sexuel, selon la chaîne CNN.

Avec Koaci