Le brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de spahis de Valence, est mort après le déclenchement d’un engin explosif au passage de son véhicule blindé dans cette région où l’armée malienne a essuyé la veille une attaque meurtrière, elle aussi revendiquée par Daech dans un premier communiqué publié ce samedi soir.



«Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (…) près d’Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif», indique l’Etat islamique dans un second communiqué signé «Province Afrique de l’Ouest», publié sur ses chaînes Telegram.

Sommet Russie – Afrique : les réelles intentions de Vladimir Poutine

Né le 1er octobre 1995, Ronan Pointeau avait 24 ans. Originaire de Castres dans le Tarn, il était célibataire et n’avait pas d’enfant. Il s’était engagé comme volontaire dès 2016 dans l’Armée de Terre, où il a fait toute sa carrière au 1er régiment de spahis de Valence, héritiers des traditions du prestigieux régiment de spahis marocains. Habillés du burnous – une longue cape – et coiffés de la chechia en laine, ils appartiennent à la cavalerie (blindée, ndlr) légère.

Le corps d’Abou Bakr al-Baghdadi a été immergé en mer

Dans un communiqué, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre décrit Ronan Pointeau comme un « sportif aguerri et endurant […] ayant le goût de l’effort […] et témoignant de nombreux domaines d’excellence». En 2018, il effectuait sa première «opex», au Tchad dans le cadre de l’opération Barkhane. Il avait été promu brigadier le 1er janvier 2019.

Avec Le Figaro