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Mariages et grossesses précoces, dites non !

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Grossesse précocesChaque 16 juin est commémorée la journée de l’Enfant africain en rappel au massacre en 1976 des écoliers de Soweto, sortis pour protester contre une éducation qui visait à renforcer le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud.

Pour la 25ème édition de cette commémoration, le thème retenu est « Accélérer nos efforts pour l’éradication du mariage des enfants en Afrique.»

Dans son message de circonstance axé sur le thème, la ministre de l’Action sociale, Dédé Ahoéfa Ekué appelle à intensifier la lutte contre les grossesses et mariages précoces.

Selon la ministre, « le mariage précoce représente un défi important pour notre continent car la fréquence des mariages des enfants est estimée à 39% en Afrique sub-saharienne. Au Togo, 25,2% des filles âgées de 20 à 29 ans se sont mariées avant l’âge de 18 ans. 8,1% des femmes âgées de 20 à 49 ans se sont mariées avant de l’âge 15 ans. »

« Au rang des grossesses précoces, sur 100 filles âgées de 15 à 19 ans, environ 17 filles ont déjà donné naissance à un enfant ou porté une grossesse. Pire pour les enfants de moins de 15 ans, nous enregistrons aussi des cas de grossesse avec des variations selon les régions et préfectures », a-t-elle ajouté.

Comme conséquences elles sont désastreuses pour les enfants victimes, leur famille et la nation toute entière a expliqué la ministre. Les grossesses précoces entrainent des accouchements compliqués, des fistules obstétricales, avortements clandestins, la mort… Les mariages précoces compromettent l’éducation et l’apprentissage des enfants et filles.

« Face à ces situations qui sapent l’avenir des enfants et compromettent le développement du pays, le gouvernement prend continuellement des mesures. Le code de l’enfant stipule que le mariage des enfants est interdit. L’âge du mariage est fixé à 18 ans révolus», a-t-elle indiqué comme mesures.

Pour conclure son message, la ministre a invité les enfants à dire haut et fort non aux grossesses et mariages précoces car  ils détruisent leur avenir.

Au Togo, plusieurs activités sont au programme avec émissions radiophoniques de sensibilisations.

En Afrique du Sud, les écoliers qui ont survécu en 1976, devenus adultes, se rendront sur le lieu du massacre pour des témoignages.