Maroc : une journaliste arrêtée pour avortement illégal et relations se3uelles hors mariage

L’arrestation d’une jeune journaliste marocaine, accusée de relations se3uelles hors mariage  et d’avortement illégal  suscite mercredi l’indignation de plusieurs médias locaux et sur les réseaux sociaux.

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Hajar Raissouni âgée de 28 ans est détenue depuis six jours en attendant son procès prévu lundi prochain 9 septembre à Rabat. Elle a été arrêtée samedi au sortir d’une consultation médicale, selon son avocat Saad Sahli joint par l’AFP.

Le médecin, l’anesthésiste et l’assistante médicale qui l’ont traitée ont été arrêtés en même temps qu’elle, tout comme son fiancé, un universitaire soudanais, selon la même source. La jeune femme qui était liée à son compagnon par un mariage religieux a été soignée pour une hémorragie interne et non pas pour un avortement, a affirmé l’avocat.

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Le grand quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum pour lequel elle travaille a publié mercredi en Une sa photo et un bulletin de consultation médicale attestant de « l’absence de curetage ». « L’arme de la diffamation malveillante frappe à nouveau Akhbar Al-Yaoum », titre le journal qui a vu son patron, Touafik Bouachrine, condamné à 12 ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, actuellement jugée en appel à Casablanca.

L’arrestation de la journaliste a suscité une vague de réactions indignées sur les réseaux sociaux dénonçant notamment une « atteinte aux libertés individuelles ».

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Parmi les messages de solidarité, Moulay Hicham, un cousin du roi en disgrâce au Palais, a dénoncé un « cas dangereux de violation des droits constitutionnels », tandis que des féministes plaident pour le droit à l’avortement.

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc : le code pénal sanctionne aussi bien celle qui avorte de 6 mois à deux ans de prison que ceux qui pratiquent l’acte de 1 à 5 ans de prison. Les relations sexuelles hors mariage sont sanctionnées par un mois à un an de prison.

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