Le vendredi 4 septembre 2020, la Première dame des Etats-Unis Melania Trump, d’ordinaire très discrète, a pris la défense de son mari, accusé selon elle à tort d’avoir qualifié de «losers» des soldats américains tombés lors de la Première Guerre mondiale.
La publication d’un article du magazine The Atlantic a encore fait monter d’un cran la tension d’une campagne présidentielle déjà particulièrement agressive aux Etats-Unis. Lors d’une visite en France en novembre 2018 pour commémorer les 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, Donald Trump avait annulé sa visite d’un cimetière américain près de Paris, expliquant que les mauvaises conditions météorologiques la rendaient impossible.
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Mais selon le mensuel, il n’en voyait tout simplement pas l’intérêt. «Pourquoi devrais-je aller à ce cimetière? C’est rempli de losers», aurait-il dit à des membres de son équipe, rapporte The Atlantic, qui ne cite que des sources anonymes. «L‘article de The Atlantic n’est pas vrai», a réagi Melania Trump sur Twitter. «L‘heure est devenue très grave lorsque l’on croit avant tout des sources anonymes, sans que personne ne sache leurs motivations». «Ce n’est pas du journalisme, c’est du militantisme. Et ce n’est pas rendre service aux habitants de notre grande nation», a ajouté la Première dame.

Signe que la question est particulièrement sensible dans un pays portant un profond respect à ses militaires, Donald Trump a rapidement et vigoureusement dénoncé jeudi soir les propos de «minables sans scrupules» et de «menteurs». «The Atlantic, comme la plupart des magazines, est en train de mourir. Alors ils inventent de fausses histoires pour attirer l’attention», a-t-il insisté vendredi sur Twitter.