L’état d’urgence a été décrété ce lundi 31 décembre dans plusieurs provinces du Burkina Faso en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a annoncé le ministre burkinabè de la Communication, Remis Fulgence Dandjinou, à la sortie d’un Conseil des ministres extraordinaire sur la « situation sécuritaire ».

Remis Fulgence Dandjinou, attaques, jihadistes, état d’urgence, Burkina Faso, attaque, terroriste
Illustration

Ces mesures font suite à une rencontre avec la hiérarchie militaire, convoquée au lendemain de la mort de dix gendarmes, tués jeudi 27 décembre dans une embuscade à Toeni, une localité située au nord-ouest de Ouagadougou.

L’état d’urgence concerne « plusieurs provinces » à l’intérieur de sept régions (sur les 13 que compte le pays), a indiqué Fulgence Dandjinou, citant les régions des Hauts Bassins, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-est, de l’Est, du Nord et du Sahel. Les détails sur les provinces concernées seront précisés dans un décret présidentiel, a-t-il souligné.

« Ces dispositions (…) ont pour objectif d’assurer avec sérénité et efficacité la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et de ramener la quiétude au sein des populations », a-t-il justifié.

L’état d’urgence accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de défense et de sécurité dont celui d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation.

Avec JeuneAfrique