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Modération des contenus haineux : Twitter devant la justice

Ce lundi 19 octobre, Twitter fait face à la justice. Il lui est reproché de n’avoir pas assez renforcé sa modération des contenus haineux.

C’était en mai que 4 associations en France avaient assigné Twitter en référé. Comme par hasard, le réseau a dû répondre de ses actes alors qu’il est critiqué pour avoir laissé en ligne le compte du terroriste de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), qui avait fait l’objet de nombreux signalements d’internautes.

Ces 4 associations sont : SOS Homophobie, SOS Racisme l’Union des étudiants juifs de France et J’accuse. Elles avaient signalé 1.100 tweets contenant des mots-clés liés à des discours racistes, antisémites et anti-LGBT. Quelques jours plus tard, seulement 11% de ces messages avaient été retirés. À titre de comparaison, les associations avaient signalé des discours similaires publiés sur Facebook. Le taux de retrait avait été largement supérieur, de 67%.

À cause de la mort du professeur Samuel Paty, l’audience au Tribunal de Grande Instance a débuté par une minute de silence. Devant le juge des référés, Twitter, dont aucun représentant n’était présent, a accepté par la voix de son avocat une médiation avec les 4 associations.



Le juge a proposé une liste de médiateurs. Si les parties ne tombent pas d’accord dans les huit jours, il en nommera un lui-même. Une date a d’ores et déjà été fixée au 1er décembre par le juge pour une prochaine audience.

Les 4 associations demandent à Twitter de changer son processus de modération des contenus haineux pour être capable de donner une réponse dans les 24 heures, comme le fait Facebook. Elles réclament des informations précises sur les modérateurs, à savoir leur nombre, leur localisation, les langues parlées et leur formation.




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