Molière : la comédie Française lui rend hommage avec un spectacle

Ce vendredi 15 janvier, la Comédie-Française rend hommage, comme chaque année, à son fondateur Molière.

Il y a 399 ans jour pour jour, Jean-Baptiste Poquelin était baptisé et c’est sur support numérique que les comédiens de la troupe retrouveront leur public, en attendant la réouverture des salles. La webtélé de la Comédie-Française, disponible sur son site, Facebook et YouTube, vient de passer le cap du million de spectateurs.

En 2012, Jean-Pierre Vincent montait à la Comédie Française Dom Juan de Molière. Le metteur en scène est mort en novembre dernier. C’est donc un double hommage qui sera rendu ce vendredi soir, avec la diffusion de la captation de ce spectacle. Auparavant, à 20h30, chaque comédienne, comédien viendra dire une citation de Molière, face caméra, dans la salle Richelieu privée de son public.

Loïc Corbery, 519e sociétaire, était Dom Juan dans cette production : “Ces souvenirs-là sont tellement précieux et tellement forts que je ne suis pas sûr de prendre le risque de les abîmer en regardant le spectacle. Revoir ce spectacle peut remuer le couteau dans plusieurs plaies. D’abord l’absence du public. Et puis je vous avoue que cela va rendre encore plus flagrante l’absence de Jean-Pierre Vincent. La soirée sera vertigineuse.”

Une webtélé pour entretenir du lien

Dès le premier confinement, en mars dernier, la troupe a gardé le lien avec son public via les réseaux sociaux, des moments fragiles, intimes devenus de plus en plus riches avec la webtélé du français qui multiplie les offres comme les lectures de Proust, avec Guillaume Gallienne. Des lectures, des émissions à thème, Eric Ruf, l’administrateur général de la Comédie-Française a tout fait pour combattre la frustration des comédiens et du public.

Une réussite en termes d’audience, qui a aussi permis à la troupe de rester soudée, explique Loïc Corbery : “Cette webtélé nous a permis d’entretenir un lien assez nouveau et assez précieux avec le public. Cela a permis aussi de faire perdurer le lien entre nous, les acteurs. Nous sommes aussi devenus spectateurs du travail des autres”. Habituée en temps normal à un rythme de travail effréné, la troupe se retrouve régulièrement dans la séquence “théâtre à la table”, lecture de pièces mais aussi musique. Car au Français, il faut savoir tout faire, en attendant des jours meilleurs.

Avec franceinfo

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