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Mondial 2022 : le Qatar accusé d’avoir expulsé des travailleurs étrangers réclamant leurs salaires

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À trois mois de la Coupe du monde, une nouvelle polémique éclate concernant les droits de l’homme au Qatar. L’ONG britannique Equidem accuse, ce lundi 22 août, l’État gazier d’avoir expulsé des dizaines de travailleurs étrangers ayant organisé une rare manifestation pour réclamer leurs salaires impayés.

Les autorités du Qatar, régulièrement critiquées par les ONG internationales pour le traitement de centaines de milliers de travailleurs venus notamment d’Asie sur les grands chantiers du Mondial-2022, ont confirmé la détention de manifestants mais refusé de dire si certains avaient été expulsés.

Lors d’une manifestation le 14 août, au moins 60 travailleurs, dont certains n’avaient pas été payés depuis sept mois, ont bloqué la circulation devant l’entreprise Al Bandary à Doha, a indiqué dans un communiqué Equidem, une organisation de conseil spécialisée dans les droits humains et les droits du travail basée à Londres.

La manifestation avait été organisé dans le cadre de la campagne “Pay up Fifa” réclamant le paiement des salaires impayés.

La Coupe du monde commence dans le petit riche État gazier le 20 novembre. Les groupes de défense des droits humains ont intensifié leurs campagnes avant la Coupe du monde et appelé la FIFA à verser des indemnités aux travailleurs.

Mais Doha se défend en soulignant avoir pris des mesures pour améliorer les conditions des travailleurs étrangers, en imposant un salaire minimum et en interdisant la toute puissance de certains employeurs qui empêchaient leurs employés de quitter le pays ou de changer de travail.

Avec France 24