Un inconvénient de taille vient de s’immiscer dans le bon déroulement de la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Alors que les organisateurs promettaient une édition mémorable, la compétition pourrait connaitre quelques perturbations.
Un quart des matches de la Coupe du monde de football cet été (11 juin-19 juillet) pourraient se tenir dans des conditions de fortes chaleurs, plus probables que lors du précédent tournoi en Amérique du Nord, en 1994, en raison du changement climatique, alertent des chercheurs jeudi.
« Notre recherche montre que le changement climatique a un effet réel et mesurable sur la viabilité de l’organisation des coupes du monde pendant l’été dans l’hémisphère nord », souligne Friederike Otto, professeure de science climatique à l’Imperial College de Londres et cofondatrice du World Weather Attribution (WWA).

France-Sénégal parmi les matchs à risque
Ce collectif de scientifiques s’est penché sur les 104 matches organisés du 11 juin au 19 juillet dans seize stades aux États-Unis, au Canada et au Mexique. « Depuis la dernière fois que les États-Unis ont accueilli la Coupe du monde, en 1994, le risque de canicule a doublé » en raison du changement climatique, « ce qui mettra en danger les joueurs et les supporters », a réagi jeudi le patron de l’ONU Climat, Simon Stiell, appelant « agir plus rapidement pour protéger le sport que nous aimons et tous ceux qui le regardent » en « redoublant d’efforts pour opérer une transition décisive vers les énergies propres ».