Mort de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri : un membre du Hezbollah condamné à la perpétuité

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a prononcé vendredi 11 décembre une peine de perpétuité envers un membre présumé du mouvement chiite Hezbollah pour sa participation à l’assassinat en 2005 de l’ex-premier ministre libanais Rafic Hariri.

Le tribunal a décidé «la peine maximale» pour Salim Ayyash, a déclaré le juge David Re du TSL, basé à Leidschendam (Pays-Bas).

Jugé par contumace, Salim Ayyash, 57 ans, avait été reconnu coupable en août, pour son rôle dans l’attentat-suicide ayant tué le milliardaire sunnite et 21 autres personnes. Salim Ayyash est toujours en fuite, Hassan Nasrallah, secrétaire général de l’organisation chiite Hezbollah, refusant de le livrer au même titre que trois autres accusés qui ont finalement été acquittés.

Au cours d’une audience en novembre, les procureurs avaient estimé que la perpétuité était la «seule condamnation juste et proportionnelle» pour Salim Ayyash, considérant qu’il s’agissait de «la plus grave attaque terroriste ayant eu lieu sur le sol libanais.» Ils avaient également exigé la saisie des biens de Salim Ayyash.

Rafic Hariri, ex-premier ministre du Liban, a été tué en février 2005 lorsqu’un kamikaze a fait exploser une camionnette remplie d’explosifs au passage de son convoi blindé. L’attaque a fait 22 morts et 226 blessés. En août dernier, les juges avaient estimé qu’il y avait suffisamment de preuves pour déterminer que Salim Ayyash était au coeur d’un réseau d’utilisateurs de téléphones portables, épiant les faits et gestes de Hariri dans les mois ayant précédé son assassinat.

Avec Le Figaro

Similaires