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Mr Jean-Marie TESSI

Echanger avec des personnes qui, de part leurs activités, parcours et expériences peuvent inspirer la jeunesse ; tel est l’objectif de L-FRII, une Personne-un Modèle-un Parcours (L-FRII PMP). Ce matin, nous allons échanger avec Mr Jean-Marie TESSI, Directeur des opérations à la NSIA Togo.
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Echanger avec des personnes qui, de part leurs activités, parcours et expériences peuvent inspirer la jeunesse ; tel est l’objectif de L-FRII, une Personne-un Modèle-un Parcours (L-FRII PMP). Ce matin, nous allons échanger avec Mr Jean-Marie TESSI, Directeur des opérations à la NSIA Togo.

Mr le Directeur, bonjour !
Bonjour chers amis !
Commençons par votre parcours. Présentez nous brièvement votre parcours scolaire et universitaire dans le temps et dans l’espace?
Je vais commencer par la deuxième partie de votre question. J’ai fait la majeure partie de mes études au Togo, de l’école primaire à l’obtention de ma Maîtrise en Droit. J’ai même commencé mon Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocats(CAPA) avant de réussir au concours international d’entrée à l’Institut des Assurances de Yaoundé pour le troisième cycle. C’est une école qui forme les cadres supérieurs en assurance. Donc 100% de mes études en Afrique et 90% au Togo.Pour la première partie, on peut juste retenir que j’ai commencé mes études primaires vers la fin de la décennie 70, BEPC en 1989, Baccalauréat en 1992. Après la grève générale, les études supérieures sanctionnées par licence en 1997 et la maîtrise en 1998 à la Faculté de Droit. Il faudrait signaler qu’au départ mon rêve était de devenir avocat, mais d’autres opportunités m’ont fait choisir les assurances.
Pendant cette période, il y a-t-il eu un moment qui a vous a particulièrement marqué ?
Evidemment, c’est curieux mais ce fut l’année de mon BEPC.La période m’avait marqué d’autant plus que l’année de notre entrée en seconde, on faisait la promotion des séries scientifiques et compte tenu des relevés de notes, le proviseur m’avait orienté en série scientifique. Je suis sorti de moi-même pour aller en série littéraire et ceci deux fois de suite. Je suis donc resté en série littéraire. Le pourquoi je vous en parle, c’est que pendant cette période, je faisais un choix qui peut paraître hasardeux mais qui fut déterminant pour la suite parce que c’était ma conviction, c’est ce que je voulais faire (la prestation des avocats et autres juristes à la Conférence Nationale est passée par là).
De nos jours, la transition formation-emploi n’est pas chose aisée. Dans votre cas, comment cela s’était déroulé ?
Ce fut presque naturel. J’étais un jour à la maison quelques temps après les études quand un ainé est venu me dire que le Professeur Santos nous cherchait. Le Professeur avait retenu les deux meilleurs de la promotion pour travailler sur un projet de mise en place des fiscalités des collectivités locales dans le sillage de la loi de la décentralisation à l’époque. Après, une collègue est venue m’informer d’un concours international de DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures de Spécialités) en Assurances et qu’il n’y avait que deux places pour le Togo. Le concours passé j’ai été reçu avec une autre personne… A l’institut, à la sortie du grand jury d’oral, compte tenu de la présence des chasseurs de têtes, j’avais eu trois propositions de contrat.
Partager avec nous ce parcours du recrutement jusqu’aujourd’hui en tant que Directeur des opérations à la NSIA Togo?
J’ai été à Bénéficial Life Insurrance, 10 mois après je suis débouché à la FEDAS-Togo pour être Directeur Technique, deux ans après j’ai été débouché pour accompagner mon patron Mr SYMENOUH pour le démarrage de NSIA au Togo. Pour NSIA, les recruteurs cherchaient des personnes jeunes avec des références. J’ai été donc contacté. En ce moment j’étais Directeur Technique et Directeur Général par intérim à la FEDAS Togo (ma Directrice Générale avait démissionné pour aller créer FIDELIA ASSURANCES). Cela m’est offert naturellement. Comme on le dit : « Travaille pour ton nom, ton nom travaille pout toi ». Arrivé, la première année lors du démarrage, on a fait plus que le double du chiffre d’affaires, la deuxième année, nous sommes devenus leader du marché et nous avons tenu le coup jusque -là.
Généralement, quand on parle de société d’assurance, on pense qu’aux cotés des biens et de la santé. Pourriez-vous nous dire quels sont les secteurs d’activités de NSIA au Togo?
Ceux qui le pensent ainsi, n’ont pas tord mais cela ne se résume pas qu’à ce niveau. Quand on parle d’assurances, il y a deux grandes familles. On distingue les assurances de dommages et les assurances de personnes.Pour les assurances de dommages, il y a les biens nous avons la charge et aussi les responsabilités. Par exemple, quand vous causez du tort à autrui, au lieu de payer par vous même, c’est l’assureur responsabilités qui s’en chargera si vous êtes assuré. NSIA intervient dans l’assurance-responsabilités de la vie civile, des entreprises professionnelles, des marchandises, des industries, des banques. NSIA s’occupe aussi des couvertures les plus simples telles que l’accident corporel, la santé.Nous devons rappeler que nous avons deux sociétés NSIA au Togo. NSIA Togo et NSIA Vie Togo. Juridiquement, c’est deux entités distinctes. NSIA Vie Togo qui est une filiale de NSIA Togo s’occupe d’assurance-décès, assurance-épargne, assurance-retraite complémentaire, assurance-études pour les enfants, assurance-obsèques, assurance-prévoyance entreprise ainsi que toutes les formes de capitalisation.

Quelles sont les offres particulières de NSIA Togo ou NSIA Vie Togo à la jeunesse ?
Aujourd’hui, le challenge est d’orienter les activités des assurances vers les jeunes ou la population à faibles revenus. NSIA Togo est une accompagnatrice de l’initiative jeune. Même si vous avez un computer center, une cabine téléphonique ou même pour votre propre santé NSIA est prête à vous accompagner. Pour la santé, nous avons le produit « NSIA Hospi » qui est destiné à la tranche qui ne peut pas s’offrir une assurance maladie dans son entièreté.Nous sommes dans la dynamique de l’orientation vers le monde informel. Même si les gouvernants sont entrain de réduire cette tranche, nous travaillons pour accompagner ce processus de transformation de petites entreprises de l’informel vers le formel. Les groupements, les coopératives sont nos domaines de prédilection.
De part votre expérience, quels sont les éléments pouvant faire juger de la qualité d’un projet?
Le projet doit être pertinent ! Il est pertinent lorsqu’il correspond à un besoin. Le projet doit être ambitieux. Dans ce cas il doit viser à élever les standards de vie, bref aller au-delà de ce qui est fait jusque-là. Lorsqu’il est économique, le projet doit être rentable et quand il est à caractère communautaire, social et de bienfaisance il faut qu’il éveille et outille la communauté sur les défis actuels ou de demain.
Vous êtes un Sénateur à la Jeune Chambre Internationale(JCI). Quels impacts cette organisation a-t-elle eu sur votre parcours ?
La Jeune Chambre m’a tout donné.J’ai eu la chance de connaitre la JCI à un moment où l’on venait réellement pour apprendre. Malheureusement aujourd’hui nos cadets pensent qu’en venant à la Jeune Chambre ; un tel est responsable dans une telle organisation lui trouvera un emploi. C’est vrai que ce sont des choses qui peuvent arriver mais ce n’est nullement la priorité.La Jeune Chambre nous donne les outils adéquats pour nous prendre en charge, nous mettre en confiance, gérer, être dans le prolongement de l’abstraction que l’université nous confère. La. Jeune Chambre m’a donné un environnement de travail. Je puis le dire et le proclamer haut, mes meilleurs collaborateurs, je les ai trouvés à la Jeune Chambre.

Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes par rapport à leur engagement dans des organisations citoyennes?
Nous ne pouvons pas construire nos communautés ou pays en restant en marge de la vie de la communauté ou du pays. Nous sommes en réalité la lumière pour nos familles. Nous devons prendre en compte les préoccupations de nos communautés ou pays, réfléchir et proposer des solutions. Nous ne devons pas avoir peur de l’engagement car nos différentes idées mises ensemble, notre capacité à écouter l’autre, travailler ensemble nous tirent vers le haut. C’est vrai que ces organisations nous prennent du temps mais si vous n’êtes pas préparé à faire beaucoup de choses à la fois, vous ne pouvez pas être un leader demain.
Mr le Directeur, nous sommes pratiquement à la fin de cet entretien, quel message avez-vous pour les jeunes togolais ?
J’ai fais mienne la maxime qui dit Ora et Labora (Prie et travaille). On entend dire qu’il n’y a plus de travail. Oui il n’y a plus de travail il y a dix, vingt, trente ans de cela. Il n’y a pas de travail, même dans les pays développés certes, mais nous devons savoir que chacun a sa place sous le soleil et nous pouvons nous même nous créer des emplois. A la jeunesse, je voudrais lui dire de rester dans l’espérance mais avant tout le travail, le travail rien que le travail. Le travail de qualité ne trompe jamais !
Votre mot de fin
Merci pour votre initiative. Je pense qu’il faudra l’étendre aussi aux moins jeunes que nous, qui ont aussi leur cursus à raconter…Aujourd’hui les jeunes imputent la réussite sociale au hasard. Le chemin est long et requiert de l’endurance et de l’engagement. Nous ne pouvons plus attendre que la manne tombe du ciel aujourd’hui ! Je vous remercie.
Merci Directeur et à bientôt.


Mr Maurice Atsu ADZADE

De la préhistoire au numérique