Le patron japonais de Nissan, Hiroto Saikawa, l’homme qui a fait tomber Carlos Ghosn en novembre dernier, démissionne. Contesté au sein du constructeur automobile et soupçonné d’avoir perçu des salaires qu’il n’aurait pas dû toucher, il a été poussé vers la sortie.

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Après la démission de Hiroto Saikawa, le patron japonais de Nissan, l’ancien directeur opérationnel va assurer l’intérim. Un nouveau chef doit être trouvé d’ici la fin du mois prochain.

Il doit s’agir d’une personnalité charismatique, inspirante, a demandé le responsable du comité des nominations. Apparemment, personne ne se dégage. Il faudra surtout quelqu’un qui remette de l’ordre, qui empêche d’autres scandales et en finisse avec les pratiques du passé. L’enquête interne lancée après l’arrestation de Carlos Ghosn n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets.

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Il devra s’agir aussi de quelqu’un aussi qui connaît le fonctionnement des alliances. Car si ce n’est pas la priorité du moment, il s’agit du plus lourd défi : réinventer le mariage avec Renault, dans un contexte de crise pour tout le secteur automobile.

Le fleuron japonais est en effet au plus mal. Les bénéfices se sont effondrés et les capacités de production sont en baisse. Le partenaire français, qui détient 43% de Nissan, y jette des regards inquiets. « Une alliance ne peut être en bonne santé que quand tous les partenaires sont en bonne santé », a déclaré Thierry Bolloré, directeur général de Renault lors du salon de Francfort.

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Peu de Japonais regretteront Hiroto Saikawa. Il n’a pas tenu sa promesse de redresser Nissan, qui affiche des résultats catastrophiques. De plus, il a enfreint les règles éthiques de son entreprise, alors qu’il s’était permis de donner des leçons de morale à Carlos Ghosn. Nombre de ses compatriotes ne lui pardonnent pas cette double faute, selon les réactions recueillies par nos confrères de RFI.

Avec RFI