Le groupe pétrolier italien Eni a découvert un nouveau gisement d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire, dont les réserves sont estimées à « 1,4 milliard de barils équivalents pétrole », a-t-on appris ce lundi 16 février 2026 dans un communiqué du gouvernement ivoirien.
Cette nouvelle découverte, en partenariat avec la société d’exploitation d’hydrocarbures locale Petroci, s’ajoute à celles de septembre 2021, juillet 2022 et février 2024, dont les réserves sont estimées à 6 milliards de barils et qui font miroiter la perspective pour le pays de devenir exportateur net de pétrole brut d’ici la fin de la décennie.
Si la Côte d’Ivoire ne rivalise pas avec les géants du continents africains que sont la Libye et le Nigeria, elle vise une production nationale de 200.000 barils de pétrole et 450 millions de pieds cubes de gaz par jour d’ici 2028.

En janvier 2025, le gouvernement ivoirien avait estimé que la production de pétrole et de gaz naturel débutée en 2023 allait « au-delà de toutes les évaluations prévues au moment de la découverte du gisement ».
Le nouveau gisement, baptisé « CALAO South », a été découvert « début février 2026 », détaille lundi le ministère de l’Energie.
Le forage réalisé à plus de 5.000 mètres de profondeur a « mis en évidence la présence de pétrole léger, de gaz naturel ainsi que de condensats ».
« Ce niveau de ressources contribue à renforcer significativement la position de la Côte d’Ivoire parmi les producteurs émergents d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest, dans un contexte régional marqué par une demande énergétique croissante », poursuit-il.
La Côte d’Ivoire, qui s’efforce d’attirer les investisseurs internationaux, a notamment signé début janvier 2025 un accord d’un montant de plus de 3.000 milliards de FCFA (5,1 milliards de dollars) avec l’entreprise américaine Yaatra pour la construction d’une deuxième raffinerie de pétrole.