Depuis quelques jours circulent des informations sur le voyage du président gabonais Ali Bongo Ondimba à Londres pour des soins. Des informations non officialisées par la présidence. Mais dans sa parution de la semaine, le magazine Jeune Afrique revient sur ce voyage et donne des précisions sur ce mystérieux voyage à Londres.

En effet, selon nos confrères de Jeune Afrique, le président, Ali Bongo serait parti à Londres à bord de l’avion présidentiel pour des soins. Car il faut le rappeler, depuis son AVC, Ali Bongo qui était en convalescence à Rabat n’est pas totalement guéri et continue sa convalescence.



Jeune Afrique relate ce qui suit : Libreville, le 4 avril, 13h04. Un avion décolle de l’aéroport Léon-Mba. Destination : Stansted, près de Londres, où il atterrit à 20h32. Selon nos sources, cet appareil, immatriculé P4 BBJ, st bien celui de la flotte présidentielle, attribué à Sylvia Bongo Ondimba, la première dame. Or, le Palais du bord de la mer n’a donné aucune information sur l’emploi du temps d’Ali Bongo Ondimba et, à l’heure où nous mettons sous presse, personne n’avait depuis cette date, vu ce dernier à Libreville. La Garde républicaine avait d’ailleurs quitté ses positions habituelles : elle ne sécurisait pas l’itinéraire menant de sa résidence au Palais.

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Si l’on n’en croit à Jeune Afrique, le présdient Bongo avait prévu se soigner dans son pays. Des soins rituels étaient au programme. En effet, Ali Bongo avait d’abord prévu de faire un court séjour dans le Haut-Ogooué, pour y recevoir des soins rituels, relate le magazine. Avant de poursuivre, il devait s’y rendre depuis Libreville le 5 avril. Une délégation avait été constituée à cet effet. Une partie d’entre elle avait même pris la direction de Franceville afin de préparer l’arrivée du Chef de l’Etat. Mais le voyage, qu’organisait Cyriaque Andjoua, le conseiller spécial chargé de la sécurité du président, a été annulé.

À Libreville, l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba est toujours au centre de toutes les conversations. Ses plus proches collaborateurs saluent la bonne évolution de sa convalescence et estiment qu’il n’y a « aucune inquiétude à avoir » pour la président, qui « a retrouvé tous ses sens et toute sa moralité. » Ils ne tentent pas moins de le ménager et de faire en sorte d’éviter le moindre flottement institutionnel, comme lors des semaines qui avaient suivi son AVC. Objectif : alléger le protocole et son emploi du temps, en tablant sur la cohésion entre le cabinet présidentiel, qui dirige Brice Laccruche Alihanga, la vice-présidente, ou Pierre-claver Maganga Moussavou fait largement savoir qu’il peut accomplir une partie de la tâche, le gouvernement, et la famille Bongo, au sein de laquelle Pascaline Bongo a repris une place importante.