Contrôle parental “par défaut” et vérification de l’âge des internautes sur les sites pornographiques : Emmanuel Macron a annoncé mercredi des mesures attendues de longue date par les associations de protection de l’enfance.

Lors d’un discours à l’Unesco, le président de la République a donné six mois aux “acteurs de l’internet” pour “mettre en place un contrôle parental par défaut”, plutôt qu’une option volontaire comme c’est le cas actuellement.



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Un auditeur de la radio RMC en France est intervenu ce jeudi 21 novembre à ce sujet et faire part part de sa douloureuse expérience. Alors que sa fille âgée de douze ans, scolarisée en 5e au collège, avait laissé son portable ouvert, la mère de la jeune fille a aperçu le logo d’Instagram. “On ne savait même pas qu’elle avait ça”, explique-t-il.

“On était abattus et sans solutions”

“Quand elle l’a ouvert c’était la catastrophe, avec des messages, des photos d’elle nue, des hommes, des femmes, du collège, mais pas que ! Aussi avec des adultes, hommes et femmes… On était effondrés. Elle dit qu’elle n’a jamais été sur des sites pornos mais c’est au collège que ça se propage. On était abattus et sans solutions car ne pas lui laisser son portable quand elle va à l’école c’est problématique si elle a un souci.”

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En essayant d’en parler directement avec elle, les parents se sont rendus compte qu’elle ne se rendait même pas compte de la portée de ses actes.

“On en a parlé, et elle disait que c’était parce que tout le monde fait ça, car sinon elle se sent isolée de ses camarades. Elle ne se rendait même pas compte que ses photos allaient se retrouver partout sur Internet. Il y avait des discussions intra-collège et aussi dans d’autres régions avec des personnes qui avaient mon âge…”