Les violences préélectorales d’avril 2021 ne seront pas impunies. Patrice Talon a été formel. Dans un entretien exclusif à RFI et France 24 vendredi 30 avril 2021, le chef de l’État béninois s’est montré intransigeant. « Il n’est pas envisageable que, une fois encore, les gens soient graciés », a déclaré Patrice Talon.
Le président béninois est ferme sur le fait que tous les auteurs et instigateurs des violences préélectorales d’avril répondront de leurs actes, y compris l’ancien chef de l’État Boni Yayi s’il y est mêlé. « Si Boni Yayi, ancien président, est responsable à quelque niveau que ce soit, il en répondra », a fait savoir Patrice Talon.
Est-ce que le chef de l’État béninois a dans son collimateur son prédécesseur Boni Yayi ? « Pourquoi je l’aurai dans mon collimateur ? », a répondu Patrice Talon. Mais est-ce que Patrice Talon soupçonne-t-il son ami d’hier d’être lié aux violences ? « Je ne soupçonne personne et je n’ai soupçonné personne. Il n’est pas de mon rôle de soupçonner quelqu’un », a fait savoir le président pour qui « c’est le rôle de la police judiciaire d’établir ceux qui sont mêlés de près ou de loin à des actes qui ont été commis ».

Le Bénin a enregistré des actes de violences entre le 6 et le 9 avril 2021 dans certaines localités du pays à la suite de l’appel de l’opposition à manifester contre la prorogation du mandat du président Patrice Talon. Les manifestations ont fait plusieurs blessés par balles au sein des forces de défense et de sécurité et causé de nombreux dégâts matériels, selon le bilan officiel. Selon les informations de Banouto, des pertes en vie humaine sont également à déplorer.
« Envisageable », selon Patrice Talon. « Je crois qu’on a atteint des proportions inacceptables dans la République, et nous allons tout faire pour que cela ne se répète plus », a déclaré Patrice Talon le mercredi 14 avril 2021 lors d’une visite aux forces de l’ordre blessés dans les manifestations.
Avec banouto.bj